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Histoires à lire et à conter

Histoires à lire et à conter

Tout le monde aime la mer. L'eau tiède et le sable chaud, les vagues qui t'éclaboussent et parfois te roulent avant de t'emporter. L'écume qui reste sur ta peau et laisse éclater ses bulles. Mais pour moi, la mer c'est aussi un pont. Un chemin vers les étoiles lointaines qui se reflètent dans l'eau comme des diamants. Une masse bleue, ou verte, ou grise, grouillante de vie et de rêves. Les rêves des terriens qui n'ont jamais osé aller dessus. Les rêves des marins qui ne sont pas encore allés assez loin !

Publié le par Daniel PAGES
Publié dans : #vive la vie !


Vent de terre. Un peu frais.
Soleil de printemps
Légère houle qui nous arrive de loin.
Embryons de rouleaux ébouriffés par le vent qui les prend à rebrousse-poil.
Bruit léger comme un froissement, quand ils s'écroulent sur le sable.

La plage pour moi tout seul.
Suffirait d'un coin bien abrité pour se faire rôtir la couenne.
Je recharge mes batteries !

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Publié le par Daniel PAGES
Publié dans : #vive la vie !
 

Quand je me suis levé, ce matin, j’ai ouvert la porte. Le soleil, déjà haut, éclairait le jardin.

Pendant un instant, l’image de Banyuls s’est imposée à mes yeux. Palmiers, cyprès, oliviers… Étonnant, il n’y a pas d’orangers !


Si l’île a toujours eu pour moi une parenté molle avec les îles méditerranéennes du côté de ses pins, chênes verts et mimosas, je n’attendais pas, ici, palmiers et oliviers devant ma porte. Et pourtant, cet après-midi, je viens de comprendre. Dans ce côté abrité du vent du large et à l’abri des murs de pierre, ce jardin exotique est inondé de soleil et il y fait déjà très chaud.

 

 

 

 

 

 

 


Bien sûr ! Je me souviens de l’île d’Aix, juste à côté… Début octobre. Les arbousiers qui ont envahi la pointe nord sont couverts de leurs fruits rouges. Comme en Corse !

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Publié le par Daniel PAGES
Publié dans : #vive la vie !

Petite chanson pour les marins solitaires


Les sirènes sont là

Elles te guettent,

Elles t’attendent

Les sirènes sont là

Elles t’appellent

N’y vas pas

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Publié le par Daniel PAGES
Publié dans : #vive la vie !

Dimanche 3 août

La Tramontane a hurlé toute la nuit faisant vibrer les fenêtres de l’appartement. Peu importe, j’ai dormi comme une souche et le réveil me tire d’un rêve profond à 7 heures. Le vent s’est un peu calmé et je me précipite vers le port.

Secoué par les rafales pendant de longues heures, mon équipage a moins bien dormi, et le chocolat fume déjà dans les bols sur la table du carré. Les regards m’interrogent et s’illuminent quand j’annonce qu’on part dans 10 minutes.


J’avale en vitesse un bol de céréales et de lait froid et mets le moteur à chauffer. Quand les passagers me rejoignent sur le pont, une seule aussière retient le voilier à quai. J’explique la manœuvre et rappelle les consignes de sécurité. Un dernier coup d’œil pour vérifier que tout est rangé et calé à l’intérieur.

Pierre largue la dernière amarre et un petit coup de moteur nous écarte du quai. C’est parti !

Nous passons les balises un peu plus vite qu’il le faudrait, mais j’ai hâte de retrouver la mer libre. Le vent est fort et nous porte sur les cailloux et même si je fais confiance au moteur…

Je donne la barre à Pierre et déroule un petit bout de génois qui suffira à nous tirer vers le sud, une fois sortis de l’abri des caps.

La mer grossit. Le vent forcit. Les vagues nous portent dans de longs surfs. Le voilier répond bien et le speedo s’affole à plus de 10 nœuds de temps à autre. Marie est un peu effrayée et s’accroche, un bras autour du winch.


La mer est toute à nous. C’est comme ça que je l’aime. Même si j’ai une certaine jouissance à maîtriser ce voilier propulsé par les vagues et tiré par le vent je suis totalement tendu et concentré. Je sens les réactions de la coque dans la barre franche. Ne pas rater une vague. Anticiper le mouvement du bateau pour le corriger et rester en ligne. Ne jamais risquer de se mettre en travers à la lame.

Une heure et cinquante minutes pour passer le cap de Creus. Un record. Et pourtant, l’équipage a trouvé le temps long. Notre route nous emmène à l’intérieur du passage le plus à l’est, le plus large. Et nous glissons entre les cailloux du célèbre cap.


La mer s’aplatit soudain. Le vent devient plus flou. Nous sommes passés. L’équipage respire et je me décontracte. Bon Dieu ! Comme j’étais tendu et que la mer était dure !

Je passe la barre à Marie et l’invite à se rapprocher de la terre, là où l’eau est aussi lisse que de l’huile. Elle me remercie d’un sourire pour cette paix retrouvée. Quelques anecdotes sur ce cap mythique, le Cap Horn de la Méditerranée, détendent l’atmosphère.

La maison de Dali, qui défile lentement sur tribord entre les rochers, puis le village blanc de Cadaquès resserré autour de son église, captent l’attention de tous. Quelques minutes plus tard, je lance le moteur et enroule le génois pour entrer dans une de mes criques préférées, la Cala de Jonculls.

Une bouée de corps-mort nous permet de nous amarrer rapidement. Nous avons quelques heures devant nous avant l’arrivée massive des hordes de bateaux à moteur qui viennent de Rosas, Santa Margarita ou Ampuriabrava polluer cette crique si tranquille le reste du temps.

Mais tout le monde a droit à sa part de dimanche.


L’équipage est déjà dans l’eau tiède et transparente. La journée s’annonce brûlante et pleine de bleu. Un deuxième petit déjeuner nous rassemble dans le cockpit. Je raconte. La mer, la terre avec ses terrasses omniprésentes, les arbres, les oiseaux et les poissons, les hommes du pays catalan.

Demain, nous descendrons vers le sud, et après une nuit à Pálamos, ce sera la grande traversée…

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Publié le par Daniel PAGES
Publié dans : #vive la vie !

 

Samedi 2 août

Ce matin, pendant que ma lessive sèche, je prépare le voilier pour la croisière suivante. Rangement, vérification du matériel, niveaux moteur et plein d’eau sont faits. Un dernier coup d’aspirateur pour enlever le sable et les cheveux qui s’insinuent partout et finissent par se compacter dans les cales, sous les planchers.

Mes passagers seront là en début d’après-midi. Restera à leur expliquer que la tramontane est trop forte et que nous ne pourrons pas sortir avant demain matin !

Ce genre de retard est courant dans le coin le plus venté de France. C’est rare qu’il n’y ait pas au moins un jour dans la semaine où la tramontane dépasse force 8, même en plein été.


À 14 heures je file au port. Mes affaires sont à bord. Le bateau est prêt à mettre le cap sur Menorca, aux Baléares.

L’équipage est déjà sur le quai, se restaurant de sandwiches débordants de frites et de boîtes de jus de fruits. Un couple d’une quarantaine d’années et deux enfants, quatre ou cinq sacs de voyage de taille modérée. Je case tout ça dans le voilier, où chacun repère et investit sa couchette. Et je subis un feu roulant de questions sur la météo…

Mes passagers sont passés se renseigner à la capitainerie dès leur arrivée et on leur a affirmé que la tempête allait durer plusieurs jours et qu’il était impossible de quitter l’abri du port.

Je les rassure. Nous tenterons bien une sortie demain matin, le vent a tendance à être plus mou vers 8 heures et à forcir le long de la matinée. Je sais que c’est notre seule chance de sortir de Banyuls, vu que les prévisions donnent de la tramontane pour plusieurs jours. Polynia est un excellent voilier et descendre vent arrière avec 25 à 30 nœuds dans une mer forte ne m’effraie pas, je l’ai déjà fait plusieurs fois. Juste une grande tension pendant deux heures, le temps d’arriver au Cap de Creus. Après, on sera à l’abri et si la météo catalane dit vrai on risque même de manquer de vent.

Pierre et Marie qui n’ont jamais navigué sont un peu impressionnés, mais me font confiance. Quant aux enfants, aller affronter les vagues les excite plutôt.


Une fois d’accord sur le départ, je propose de les guider sur les hauteurs de Banyuls au milieu des vignes et des chênes-lièges pour découvrir le pays sous un autre angle, avant de faire les dernières courses et de profiter de la plage. Apéro à 20 h sur le voilier, histoire de préparer ensemble notre croisière vers Menorca.

Le programme est agréé à l’unanimité. Ce soir les matelots en sauront un peu plus sur le vin et le pays de Banyuls, sur les paysages fabuleux et les rencontres espérées pour la semaine à venir. De quoi commencer leur croisière dans les rêves de la nuit.



à suivre...

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Publié le par Daniel PAGES
Publié dans : #vive la vie !
Un petit extrait que j'adore :



« La maman, du jour que le pauvre papa a été mort, qu’est-ce qu’elle s’était plu à prendre le vieux parapluie de toile noire rafistolée et à aller se caler le gras du dos dans le jardin ensemencé de frais. Elle faisait l’épouvantail. Ça lui a pris, un soir, une poignée de jours après la mort de l’Arthème, une envie, une envie de mère, couver la terre, garder le grain, le garder à l’abri des oiseaux voleurs. Des journées entières qu’elle pouvait rester là. Campée au milieu du jardin. Plus muette qu’une motte. Sauf qu’à l’apparition d’une bestiole, elle se levait d’un bond, ouvrant en même temps le parapluie d’un coup sec. Les volatiles s’enfuyaient en piaillant. Elle tournait à son tour sur elle-même en poussant des cris stridents. Lui, la Tèque, il avait vers les quinze ans la première fois qu’il la lui a surprise à ce travail. Depuis, il admirait la maman de rester des journées entières à chasser la corneille, le geai et l’étourneau. Il pensait qu’elle se consolait de la perte d’un homme besogneux. À son tour, elle s’attelait à une peine, elle prolongeait le disparu, de façon un peu baroque, certes, mais chacun sa manière de porter sa croix. À l’époque, la Tèque s’essayait au certificat d’études et à deviner le dessous des robes des filles mais il ne réussissait pas grand-chose ni d’un côté ni de l’autre. »

Le dernier de la lune,
Adeline Yzac,  Le Rouergue éditeur, 2000, ISBN 978-2-841562244

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Publié le par Daniel PAGES
Publié dans : #vive la vie !
Vendredi 1er août
Nous sommes rentrés d’Espagne en début d'après midi, dans une mer particulièrement hachée. La tramontane commençait à forcir sérieusement et la météo donnait quarante nœuds pour la nuit. Urgent d'aller se mettre à l'abri ! Et dire que les Bretons pensent que la Méditerranée est un lac paisible !

Mes trois passagers n'ont pas protesté pour ce départ précipité, déjà impressionnés par les moutons blancs aperçus du haut des rochers. Une fois sortis de Port de la Selva et passé l'abri du Cap Cerbère, la mer nous a un peu secoués. Pendant plus d'une heure, le petit Yann est resté debout sur le banc du cockpit à guetter et esquiver les giclées d'eau de mer qui nous arrivaient de l'avant. Puis,la fatigue gagnant, il s'est lassé de son jeu, et je suis descendu l'installer dans sa couchette, bien calé par quelques coussins. Il n'a pas tardé à s'endormir, bercé dans le ventre tiède de Polynia.

J'ai remonté un paquet de biscuits et une bouteille d'eau. Mot d'ordre : ne pas attendre d'avoir l'estomac vide pour manger. Jeanne et Hervé, rassurés de savoir le petit en sécurité, ont attaqué à belles dents les galettes espagnoles. Ce n'est pas la première sortie en mer pour ces Bretons de Vannes, mais ils sont un peu déroutés par cette mer hargneuse et courte. Le voilier file au près à 6 nœuds, avec un ris dans la grand voile et un tiers du génois enroulé. La barre est douce, et à condition de ne pas trop serrer le vent, l’étrave cogne à peine dans les vagues. Quelques heures plus tard, nous rentrons en baie de Banyuls.

Le calme soudain a redonné vie à Jeanne, bien pâle, qui somnolait depuis un moment sur l'épaule de son mari. Le sourire est revenu. Une heure et une bonne douche plus tard, nous nous sommes attablés devant une platée de nouilles fumantes arrosée de ma célèbre sauce aux lardons et à la crème.
Et voilà ! Le petit bonhomme repartira demain matin avec plein d'images dans sa tête et une nouvelle vie de capitaine courageux affrontant la tempête à son actif. Ses parents vont retrouver lundi leur travail avec un peu de bleu dans la tête.
Une fois de plus, la mer a gagné. Elle s’est glissée pour longtemps encore dans les rêves des enfants, même les plus vieux…

à suivre...

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Publié le par Daniel PAGES
Publié dans : #vive la vie !
"17 Airbus ont débarqué depuis début janvier, avec près de 4000 militaires/gendarmes/CRS, armés jusqu’aux dents. Des chars d’assauts, des minutions, des cercueils en plastique, des vivres ont également été acheminés en même temps que ces forces de répression. Ce tel dispositif de guerre coûte 3 millions d’euros par jour au contribuable français. Les guadeloupéens auraient préféré que cet argent serve à résoudre quelques uns des 146 points de la plateforme de revendications". (Lire l'article complet)

Et quand Sarko va déclarer que l'esclavage est rétabli, on va aussi fermer notre gueule ?

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Publié le par Daniel PAGES
Publié dans : #vive la vie !




La pierre du sentier s’est fendue sous mes pas,

Le gouffre s’est ouvert, ta main m’a retenu.

Mais la terre voulait nous entraîner là-bas,

Dans un monde  si beau, à nos yeux inconnu.

 

Je tombai en planant, émerveillé des roses

Qui bornaient l’horizon près d’un château ruiné.

En haut, sur le sentier, la roche s’était close,

Nous gardant prisonniers d’un paradis rêvé.

 

 

en écho à La pierre du sentier d'Azalaïs, la roche des Corbières

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Publié le par Daniel PAGES
Publié dans : #vive la vie !
C'était au printemps 1969, je crois ! Je devais être en seconde à Toulouse.
Un soir Claude Marti est venu chanter.

Marti, je ne le connaissais pas. Jamais entendu parler.
La langue Occitane ? Certes, elle était inscrite dans mes gènes et je l'avais entendue toute mon enfance. Tout le monde la parlait chaque jour, dans ma montagne tarnaise. Enfin, de moins en moins. Fallait que les jeunes oublient ça ! Une langue de paysans ! Et justement les paysans étaient en train de disparaître !

Alors, Marti, quand il a commencé à chanter, j'ai bien compris ce qu'il disait. Il traduisait aussi et commentait.
Il rentrait d'un voyage à Cuba et racontait comment c'était, là-bas. Un véritable espoir pour la planète. On en rêvait tous d'un pays ou le pouvoir serait partagé et où chacun aurait droit à sa juste part de richesse. 1968 n'était pas si loin...

Mais il parlait surtout de notre pays, l'Occitanie. De sa langue maltraitée, étranglée jusqu'au seuil de la mort par une république qui ne savait qu'imposer l'uniforme français à tous, Alsaciens, Bretons, Corses ou Basques, comme à nous, pour les envoyer se faire massacrer sur les champs de bataille ou au travail.

Ce soir là, nous avons compris, peu d'entre nous, peut être, que l'histoire de France ce n'était pas la nôtre. En tous cas, il y avait quelques gros trous, des gouffres, même, que certains avaient rempli de mensonges dans nos livres d'école. On avait commencé par traduire 40 ans de guerre contre l'envahisseur français par quelques lignes dans un chapitre intitulé les hérésies, ou l'on avait allègrement mélangé un peu tout ce que la sainte Inquisition avait traqué et brûlé à cette époque... Oui, ça avait mal commencé, nos relations avec la France !

En tous cas, Claude Marti, ce soir là, tu m'as fais voir ma terre d'un autre oeil. Je l'ai écoutée parler différemment. Le patois de mon grand père est redevenu ma langue, la vraie, celle qui m'unit à mon Languedoc et à toute ma planète.
C'est sûrement à cause de toi que mon premier livre, écrit pour le noël de mes enfants, je l'ai écrit en Occitan.
www.claudemarti.com/

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Publié le par Daniel PAGES
Publié dans : #vient de paraître



Publié à la fin septembre, Histoires bleu marine fait son chemin. Une soixantaine d'exemplaires ont été vendus au dernier trimestre 2008. Pas mal, vu qu'on ne le trouve en rayon que sur internet et que mes moyens pour le faire connaître sont très limités !
Les retours sont excellents : mes lecteurs (en tous cas, les quelques-uns qui m'ont envoyé un petit mot) adorent mes histoires. Ceux qui n'ont encore rien dit, feraient bien de se manifester !
Merci à tous pour votre accueil et n'hésitez pas à m'écrire, je réponds toujours, je ne suis pas encore débordé par le courrier des fans !


Histoires bleu marine, Daniel Pagés, Éditions BoD Paris, ISBN : 978-2-8106-0121-9, 12 x 19, Broché, 68 pages
Prix public : 6,30 €            en vente sur alapage. com  ou amazon.fr 5, 99 €  livraison gratuite
      
Mais aussi
    :  
la librairie dialogues
éditions BoD
Auchan librairie
Librairie Ellipse
à Genève
Buecher.de en Allemagne
Chapitre.com
lalibrairie.com
, un réseau de librairies près de chez vous
cultura.com
Chantelivre

En fait, presque partout !

Vous pouvez le commander aussi à votre libraire préféré qui le trouvera par la base de donnée DILICOM et le distributeur SODIS

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Publié le par Daniel PAGES
Publié dans : #vive la vie !
Surplombant l'Indre paresseuse, la ville de La Châtre. Un gros bourg charmant dans un pays vert et humide.




Le porche de l'église








Maison à colombages dans les vieilles rues de la ville











La porte accueillante du donjon du château,
musée Georges Sand








Les toîtures de petites tuiles plates,
omniprésentes dans le Berry


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Publié le par Daniel PAGES
Publié dans : #vive la vie !




Quand j'étais petit, je pensais que la tempête soufflait seulement sur la mer. Chez moi, il y avait le vent d'Autan, qui secouait de ses folles rafales les arbres et les charpentes, des jours durant.

Puis, en pays catalan, j'ai connu la Tramontane, son souffle puissant et rythmé qui vous renverse, si vous êtes à terre, et qui lève la mer puis l'envoie éclabousser les caps, sous un ciel du bleu le plus pur.

Cette nuit, à des centaines de kilomètres des rivages, j'ai écouté le vent. Portes et fenêtres closes et bien au chaud sous la couette, j'ai savouré la tempête qui hurlait dans la toiture et la cheminée.

Quel bonheur de ne pas se trouver à bord d'un bateau, des nuits pareilles !

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Publié le par Daniel PAGES
Publié dans : #vive la vie !
Dimanche 10h
Julien me descend en motoneige dans un paysage en vert épicéa et blanc.
Mon sac, mon ordinateur et quelques bricoles trouvent encore leur place dans l'Express déjà chargée à bloc. Il neige toujours et il est tombé plus de 60 cm de bonne poudreuse en 36h.
Juste dégager la neige du pare-brise et du capot pour pouvoir sortir du petit parking.
Le chasse neige est passé jusque là.

En dessous de St Pierre, à peine quelques traces de neige boueuse sur le bitume. Ce qui n'empêche pas les citadins aux pneus lisses, qui montent en station, de glisser dans tous les sens. Ils s'arrêtent donc n'importe où, pour tenter d'installer leurs chaînes, ce qui transforme la descente en slalom spécial.

Le pays est blanc presque jusqu'au Rhone. J'ai choisi de ne pas prendre l'autoroute et de couper tout droit vers le Berry ou je compte faire étape quelques jours. La route de l'Ardèche vers Saint Étienne est magnifique. Je retrouve la neige accrochée sur les arbres dans le Forez, et la route blanche au col de La République.

Le soleil et un demi ciel bleu m'accueillent dans le centre et rendent agréable la dernière heure de parcours.
Étrange, ce monde vert, marron et gris, bleu et doré. Plus de blanc.
J'ai retrouvé la planète ordinaire, le bruit des véhicule, les villes tentaculaires aux banlieues hideuses.
Le vrai monde, quoi !

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Publié le par Daniel PAGES

Bientôt deux mois...
Chaque matin, la splendeur du paysage avec sa lumière de chaque jour, de chaque heure.
Mais chaque matin, il faut se lever avec les soucis multiples dans la tête, les problèmes à règler devant les yeux. Très vite, on ne voit plus rien.
Alors, vivre ici sans jamais pouvoir profiter du paysage... non !

Vivre ici sans jamais avoir le temps de lire, d'écrire, de tenir à jour ce blog... non !
Ne plus dormir parce que le cerveau n'arrive pas à effacer, pendant six heures, les tracas du travail... non !

Vendredi, j'arrête ! Je retourne vers l'océan. Je retourne vers les enfants à qui je raconterai mes histoires. Je retourne aux livres en cours.
Je retourne travailler sur l'île d'Oléron.

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