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Histoires à lire et à conter

Histoires à lire et à conter

Tout le monde aime la mer. L'eau tiède et le sable chaud, les vagues qui t'éclaboussent et parfois te roulent avant de t'emporter. L'écume qui reste sur ta peau et laisse éclater ses bulles. Mais pour moi, la mer c'est aussi un pont. Un chemin vers les étoiles lointaines qui se reflètent dans l'eau comme des diamants. Une masse bleue, ou verte, ou grise, grouillante de vie et de rêves. Les rêves des terriens qui n'ont jamais osé aller dessus. Les rêves des marins qui ne sont pas encore allés assez loin !

Publié le par Daniel PAGES
 
Au printemps de quoi rêvais-tu ?
Vieux monde clos comme une orange,
Faites que quelque chose change,
Et l'on croisait des inconnus
Riant aux anges
Au printemps de quoi rêvais-tu ?
 
 

 

Au printemps de quoi riais-tu ?
Jeune homme bleu de l'innocence,
Tout a couleur de l'espérance,
Que l'on se batte dans la rue
Ou qu'on y danse,
Au printemps de quoi riais-tu ?
 
Au printemps de quoi rêvais-tu ?
Poing levé des vieilles batailles,
Et qui sait pour quelles semailles,
Quand la grève épousant la rue
Bat la muraille,
Au printemps de quoi rêvais-tu ?
 
[…]
(Au printemps de quoi rêvais-tu ? Jean Ferrat)

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Publié le par Daniel PAGES

Une bonne nouvelle pour celles et ceux qui attendent la suite de La Cale aux rats.
Les Orphelins du Scorff - TII - Le Cimetière de Creepy-Bay sera dispo en début de semaine prochaine (26 avril 2016).

On peut le commander partout en librairie et sur le site de l’éditeur Yucca Éditions.

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Publié le par Daniel PAGES
Publié dans : #livres à venir

   

 

 

    Falmouth Harbour n’avait rien à voir avec le port anglais du même nom. C’était une immense baie lumineuse, bien abritée et aux eaux limpides dans le sud de l’île. Par rapport à Saint John’s qui grouillait d’activité, elle était plutôt déserte.
    Dans sa partie nord, des hauts fonds couraient jusqu’à plusieurs encablures du rivage et trois carcasses de vaisseaux couchés sur le flanc reposaient devant ce qui ressemblait de loin à une épaisse forêt.
   Tout autour, des champs de canne à sucre couvraient les pentes douces des mornes où les ailes de quelques moulins à sucre tournaient lentement.
    À l’est, autour d’un clocher, une petite ville de maisons de pierre et de cases de bois s’étageait sur les rives d’une deuxième baie, bien plus étroite et mieux protégée.
 
 
 
 
Quelques lignes d'un roman à paraître en Avril.
Morceau de la couverture par Auriane Laïly bien entendu !

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Publié le par Daniel PAGES

    Elle était là. Engluée au milieu des trois tonnes de poissons que le chalut de grand fond venait de déverser sur la plage arrière du navire.
    Je pensai tout d'abord à un jouet. Une poupée de plastique perdue en mer. Évadée d'une cargaison et noyée à jamais dans les abysses. Je la pris dans ma main avec la ferme intention de la ramener à terre. De l'offrir au premier gamin qui croiserait ma route. Une petite fille, comme celle de mon ami Armel qui nous attendrait avec ses cheveux dans les yeux sur le quai, au retour. Mais je sentis une vibration gluante, et un sursaut la renvoya au milieu de la pêche de l'heure.
   Elle échappa de justesse à la poigne noueuse du matelot qui triait les plus belles pièces à côté de moi. Je le bousculai un peu et réussis à la saisir et à refermer mes doigts sur elle comme une cage. À l'intérieur, elle se débattait et je dus serrer un peu plus fort.
     C'est alors que je vis ses yeux affolés. Ses yeux suppliants. Sa bouche qui semblait pousser des cris que je n'entendais pas. Sa nageoire caudale battait convulsivement et je songeai qu’elle allait peut-être mourir. Que ce n’était peut-être qu’un poisson comme un autre. Je fermai les yeux et secouai la tête comme pour évacuer l’eau qui les embrumait. Elle était toujours là.
     À côté de moi, mon collègue me lança un regard intrigué. Je lui tournai le dos et me dirigeai vers le pavois. La poitrine de la prisonnière se gonflait de plus en plus faiblement. Je croisai deux minuscules iris d’un vert émeraude et j’y lus du désespoir. Un pas de plus et j’ouvris les mains.
     Elle resta suspendue un instant à battre des nageoires comme un colibri fait vibrer ses ailes et je fus certain qu’elle me regardait. Elle s’enfonça sans laisser la moindre ride dans le trait d’écume de la vague de travers qui secoua le navire.

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Publié le par Daniel PAGES
Publié dans : #vive la vie !
Écritures
   
    J’ai écrit beaucoup de débuts d’histoires que la vie a emportés. Quelques contes qui ont mis de la lumière dans les yeux des enfants à qui ils étaient destinés. Dans ceux des adultes aussi.
    Et un jour, l’un de ces contes a mal tourné. Il m’a bousculé, jeté à terre et emporté comme une rafale de tramontane arrive à décrocher même les pierres du talus. Trois mois plus tard, j’avais écrit mon premier roman.
    La seule parenté avec le conte d’origine était ce bateau fantôme apparaissant au premier éclat du phare du Cap Béar, là-bas, près de l’Espagne...
 

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Publié le par Daniel PAGES
Publié dans : #vive la vie !
La face cachée de Margo, une petite critique du roman...
 
« Une fois de plus, les "grands" éditeurs ne prennent pas trop de risques et publient des traductions de best-sellers anglo-saxons », me suis-je dit en ouvrant ce livre…
Un format moyen agréable à tenir en main, à la couverture qu'on remarque de loin sur la table du libraire.
Le titre original était beau 
Les villes de papier et a été conservé dans les différentes traductions, sauf … chez nous, bien sûr. Gallimard lui a préféré un titre qui accroche davantage ou a eu peur de La fille de papier de Musso…
Donc c’est avec un doute au fond de la tête que je l’ai ouvert et que j’ai commencé à le lire. 

Pourtant, immédiatement, j’ai été happé par cette Margo qui apparaît à la fenêtre de son ami d’enfance un peu délaissé et l’entraîne au milieu de la nuit dans une folle aventure. C’est là que j’ai commencé à les aimer, Margo et Quentin… Et quand la jeune fille a disparu, je n’ai jamais douté qu’il la retrouverait.
L’enquête traîne un peu en longueur m’a-t-il semblé. Mais c’est peut-être seulement parce que j’étais impatient de la retrouver, moi aussi.
Écriture sympa et vivante. Même si l’histoire se déroule aux USA, le décor n’est pas trop taillé dans « l’American way of life », ouf !
Quant à la fin… difficile d’en parler 
sans en dévoiler trop.
Moi, avec ma maturité d’adulte, moi qui ai plusieurs fois tout abandonné pour foncer dans une nouvelle aventure, je n’ai pas été déçu.
C’est un livre plus profond que ce qu’on imaginerait. Un livre qui nous parle du difficile passage de l’adolescence à l’âge adulte. Qui nous parle de liberté et de choix, des joies et des douleurs qui les accompagnent. Qui nous dévoile qu’il y a au fond des têtes des rêves qu’on ne soupçonne pas, des révoltes, des voyages en sommeil, et beaucoup de richesses. 
J’ai été vraiment touché par La face cachée de Margo.
Je garderai longtemps son visage collé à la vitre, dans mon cœur.
 
Merci Booknode et Gallimard Jeunesse !

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Publié le par Daniel PAGES
Publié dans : #vient de paraître
Les oiseaux du diable

[...]

 

    Une vague plus grosse fit faire une embardée au grand voilier et, à la hauteur où ils étaient perchés, la jeune fille eut l’impression que le navire allait se coucher. Elle s’agrippa vivement aux cordages qui couraient le long du mât en poussant un petit cri.

    — C’est la houle qui nous balade un peu, rien de grave. Elle est en train de s’aplatir. Suffit de sentir le mouvement et de bien se cramponner, lui expliqua le mousse. Quand tu es dans la mâture, si tu tombes sur le pont, tu te brises en mille morceaux. Si tu tombes dans la mer… il y a de fortes chances qu’on n’arrive pas à te récupérer. Donc tu n’as pas le choix, faut bien t’accrocher.

    — Grigou m’a fait grimper avec lui jusqu’à la vergue du perroquet, avant-hier. « Une main pour toi, une main pour le bateau… souviens-toi de ça, c’est ce qu’on essaie de faire dans le gros temps. Malgré ça… » Il n’a pas fini sa phrase, mais après un moment de silence, il a ajouté : « toi, surtout… personne n’aimerait te voir t’envoler, ici ! »

    Ilan resta songeur un instant. Lorsqu’on travaillait tout en haut, on ne pensait jamais à ça. On n’y monterait plus, sinon. Si on tombait, on accusait le mauvais sort, la maudite tempête, mais c’était juste que son heure était venue de faire son trou dans l’eau.

    — Tant qu’il fait à peu près beau, ça va. Mais dans le sale temps, ils s’accrochent aussi avec les pieds, les gabiers… C’est pas pour rien qu’on les appelle les oiseaux du diable !

 

[...]

Page 56-57, Les Orphelins du Scorff - I - La cale aux rats

 

 

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Publié le par Daniel PAGES
Les Orphelins du Scorff - T1 - La Cale aux rats
    Parti de Bretagne à l’automne 1834, le brick Beau Parleur, fait route vers la Guadeloupe.
Dans la cale noire, chaque jour, les pièges à rats sont vides. Ilan, le mousse, ne comprend pas. Non seulement les horribles bestioles qui peuplent les recoins sombres ne se font pas prendre, mais elles réussissent à manger les appâts comme s’il les leur offrait gentiment.
La traversée commence mal, mais il est bien décidé à éclaircir le mystère.
    Petit-Jean, un autre grand voilier, a appareillé plusieurs mois auparavant. Pourquoi a-t-il pris la mer à contre-saison ? Dans quel projet fou le capitaine a-t-il entraîné son équipage ?
À bord de ces deux navires, des cales pleines des précieuses marchandises qu’on attend dans les îles de lumière, mais aussi les rêves de ceux qui ont pris place à bord.
 
    Daniel Pagés est né en Haut Languedoc.
    Successivement éducateur de jeunes en difficultés, paysan dans sa montagne et skipper professionnel de voiliers à Banyuls-sur-Mer, il accompagne encore des enfants dans la découverte du milieu marin sur l’île d’Oléron ou ailleurs.
    Les lourds voiliers qui pendant des siècles ont vogué sur la route des îles, hantent ses rêves. Autant que le soleil et les couleurs des Caraïbes vers lesquelles il nous entraîne, dans La Cale aux rats, premier épisode de l’histoire palpitante des Orphelins du Scorff.

 

À lire sans modération, de 10 à 110 ans...
(Format poche 12x19, 144 pages  8€)
 

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Publié le par Daniel PAGES
Des barils suintants et puants...
Le brick (deux mâts et voiles carrées) Elizabeth Watts fut le premier navire à transporter du pétrole au départ de Philadelphie vers Londres. En 1861, 1300 barils (190 litres environ, à cette époque) de pétrole de Pennsylvanie prirent place dans ses cales. On les arrima à l’avant du navire pour ne pas risquer, avec les nombreuses fuites, de contaminer le reste de la cargaison. On dit qu’une grande partie de l’équipage s’était enfuie, ne voulant pas naviguer sur cette bombe flottante. Le commandant dut aller en recruter un autre, au prix fort, dans les bars de la ville de Philadelphie, pour pouvoir appareiller.

 

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Publié le par Daniel PAGES
Las Islas salvages, les îles sauvages.
Las Islas salvages, les îles sauvages.
30°08′47″N 15°51′52″O
 
Rien que dans le nom, tout un programme.
Un archipel où les oiseaux sont maîtres.
Quelques lapins et quelques lézards préhistoriques.
 
Ces îles occupent une place spéciale dans ma mémoire.
C’était en 1978, en quittant Madère, que nous y avons fait escale, sur la route des Antilles.
Juste pour nous dégourdir les jambes sur cette terre désolée, battue par le vent et la houle, sans eau douce et sans arbres. Cette terre où la roche a du mal à contenir assez de sol pour accueillir des plantes. Herbe rase, buissons bas et lichens.
Pourtant, ce morceau de caillou s’est accroché dans mon esprit.
Peut-être parce que c’était ma première île déserte.
Peut-être parce que tout y était tellement beau et propre que j’y aurais bien joué les Robinson…
 
Un filet trémail calé à ras des roches. Des poissons quelque peu indigestes.
Une ancre qui remonte, le grincement de la chaîne dans l’écubier.
La route des Canaries nous attendait.
Vers d’autres cailloux.
Vers d’autres vagues.
Vers des plages plus douces aux cocotiers penchés.
Au bout du voyage.
 
 
Entre Madère et Canaries, moins de trois kilomètres carrés en une grande île et quelques îlots que se disputent toujours Espagne et Portugal depuis le 15e siècle. La plus ancienne réserve naturelle du Portugal, 1971.

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Publié le par Daniel PAGES
Akio, Tome I - Les Révoltés de l'AlssiaAkio, Tome I - Les Révoltés de l'Alssia

Dix mois après avoir reçu le message de Maïté Minot qui me demandait timidement si elle pouvait m'envoyer le manuscrit du premier tome de son roman, Akio I - Les révoltés de l'Alssia vient de paraître chez Yucca éditions. Beaucoup de travail, mais le résultat est bien beau !

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Publié le par Daniel PAGES
Orange Méditerranée...

Je suis amoureux depuis toujours de la Méditerranée et des pays qui l'entourent.

De la lumière et des bleus. De la transparence. De l'eau tiède qui t'invite à te mélanger à elle jusqu’à te sentir Poséidon. Des pays rudes où la roche est aussi présente au creux des mains des hommes,  où l'on a dû emprisonner la terre avec des murets qui grimpent les pentes des montagnes comme autant d'escaliers à cyclopes. J'aime le vert tendre, puis profond, de la vigne qui se tord sous les brises marines et qui t’offre encore des grappes poisseuses de sucre quand jaunit le pampre et blanchissent les cimes. La fleur de l'amandier qui n'attend jamais le printemps pour éclore. Le gris des feuilles d'olivier quand la fournaise de l'été dévaste toute vie. Les oranges qui enflent et se colorent comme pour fêter Noël.

C'est ma mer. Ma terre. Le début de tous mes rêves...

 

Pour Zoé qui a remué quelques images qui traînaient tout au fond...

 

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Publié le par Daniel PAGES
Publié dans : #Évadez-vous !
Roman
Roman
VITALTEST Tome I
Sans repères

Clara Suchère

Roman Fantasy

135 x 215, broché

ISBN 979-10-94140-01-7

15,00 €

Yucca É​ditions

2167.  Milly, Lauryn, Julien ont quinze ans. L’âge où ils doivent subir leur Vitaltest, un lâchage initiatique dans un lieu inconnu. Ils n’ont pour tout bagage et toute arme que leurs vêtements et le cristal représentant l’élément sur lequel ils détiennent un pouvoir tout neuf.

Arriveront-ils à se retrouver et à s’organiser pour survivre ? Le mois que va durer leur test ne risque-t-il pas de se transformer en vrai cauchemar pour ces jeunes citadins peu habitués à vivre en pleine nature ? L’air, l’eau, la terre et le feu, qu’ils maîtrisent à peine, seront-ils pour eux un appui ou, au contraire, des armes au service des pulsions de mort qui pourraient en habiter certains ?

Ce que l’on sait, c’est qu’ils sont loin, très loin, d’être au bout des surprises qui les attendent.

 

Clara Suchère a commencé à écrire Vitaltest à quatorze ans. Elle en a seize, aujourd’hui, et prépare un bac scientifique. Elle est passionnée de montagne, de lecture et, bien sûr, d’écriture.

Sans repères est le premier tome d’une saga  Fantasy où la magie ne résout pas tous les problèmes. Le courage, l’amitié et la solidarité seront confrontés à la haine, la manipulation et l’égoïsme…

Un mélange inquiétant de beauté lumineuse et de noirceur.

 

Dans toutes les librairies

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Publié le par Daniel PAGES
Soirée contes toute en lumière

Très belle soirée avec la représentation des différents contes écrits par nos stagiaires BAFA. Ecrire un conte par groupe, les mettre en scène avec des techniques différentes et en faire un vrai spectacle d'une bonne heure, quand on n'a que trois heures pour faire tout ça, c'est difficile... ils l'ont fait !

Et c'était beau !

Bravo !

Stage BAFA Milieu Marin, (UFOLEP11) à Port Leucate, Photos Anita Loubat

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Publié le par Daniel PAGES
Publié dans : #livres à venir
(...)  Le père du capitaine Grundsen était jeune matelot sur une fine goélette qui faisait des allers-retours entre les îles françaises et la côte de Virginie, chargée de caisses d’armes et de barils de poudre.
En 1780, ils avaient fait une mauvaise rencontre à cent milles au nord de Saint-Domingue. Une frégate britannique les avait poursuivis pendant plusieurs jours et à demi coulés. L’équipage n’avait dû son salut qu’à l’arrivée d’un lourd trois-ponts français qui avait mis en fuite les Anglais et recueilli les survivants.
Le vieux Grundsen avait eu de la chance en ce jour de février. Il s’en était tiré avec une estafilade dans le dos et la barbe roussie par le feu. Avec ses camarades blessés, il avait été débarqué au Môle Saint-Nicolas. Là, après une convalescence bien méritée, il songea à continuer à se battre.
Un brick corsaire français était en réparation dans le port, à l’abri des cent-vingt canons qui défendaient la baie. Le matelot Grundsen s’engagea à son bord. Ils passèrent les deux dernières années du conflit à harceler les convois de navires ravitaillant l’armée anglaise toujours en guerre sur le sol américain. (...)

 

Corsaire

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