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Histoires à lire et à conter

Histoires à lire et à conter

Tout le monde aime la mer. L'eau tiède et le sable chaud, les vagues qui t'éclaboussent et parfois te roulent avant de t'emporter. L'écume qui reste sur ta peau et laisse éclater ses bulles. Mais pour moi, la mer c'est aussi un pont. Un chemin vers les étoiles lointaines qui se reflètent dans l'eau comme des diamants. Une masse bleue, ou verte, ou grise, grouillante de vie et de rêves. Les rêves des terriens qui n'ont jamais osé aller dessus. Les rêves des marins qui ne sont pas encore allés assez loin !

Publié le par Daniel PAGES
Publié dans : #vive la vie !

Samedi 25 août – 9 h 30


La plage de la Cotinière est déserte et livrée aux goélands qui se reposent du stress de la saison touristique.

De grossiers grains de sable. Quelques plumes d’oiseaux marins traînent au bout de l’écume des vagues. Des tas d’algues vertes et de nombreux coquillages. Un gant caoutchouc bleu de marin pêcheur et des petits galets.

Une bouteille de verre blanc.Bouteille à la mer

Un morceau de papier appelle mon regard.
Non. Pas un naufragé sur une île lointaine qui demande de l’aide.


Trois drôles de dames
Sur l’île Madame
Un we de mai 2012
Une blonde
Une rousse
Une brune


Trois numéros de téléphone


Certains se rencontrent sur internet en lançant des messages à travers  l’univers entier.
D’autres ont compris que la bouteille à la mer reste un moyen bien plus sympathique.

J’ai envoyé un petit message au premier numéro de téléphone…
À suivre…

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Publié le par Daniel PAGES
Publié dans : #vient de paraître

 

Les trésors d'Ismeralda - Prix du livre insulaire jeunesse

  

   Les trésors d'Ismeralda a reçu hier le Prix du Livre Insulaire 2012 en catégorie "jeunesse" sur le Salon International du Livre Insulaire d'Ouessant...

   Grand bonheur et grand honneur... C'est un prix décerné par un jury de lecteurs, collégiens lycéens et enseignants.

    Commentaire du jury en présentation du livre :
   C'est un beau roman qui nous fait parcourir les Caraïbes de la Martinique à San Salvador en passant par Hispaniola (ancien nom d'Haïti), dans les années 1840, lorsque fait rage le débat sur l'esclavage aux Antilles françaises.
   Nous y suivons les pas d'Isana et de son frère Noah qui nous entraînent avec courage et détermination dans une grande aventure faite de suspens, de mauvaises rencontres avec Ladrillo et son équipage de pirates sanguinaires, mais aussi d'amitié et de retrouvailles.
   Un roman qu'une fois ouvert, on ne lâche plus, qu'on ait 10 ans ou 110 ans comme le précise l'auteur...

   Merci à tous

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Publié le par Daniel PAGES
Publié dans : #vive la vie !

   À plusieurs milles du Cap d’Agde, en filant vers la haute mer, on entend encore l’épouvantable vacarme qui irradie de cette station de vacances.
   J’imagine (je ne tenterai pas l’expérience…) que lorsque l’on est allongé sur le sable, on peut en fermant les yeux se croire à cent mètres de n’importe quelle autoroute ou à peu de distance d’un périphérique urbain proche d’un aéroclub fréquenté.
   La ronde infernale des jet-ski qui se comptent par dizaines, le va-et-vient permanent des bateaux à moteur en balade ou tirant des skieurs nautiques et le passage incessant d’avions traînant des banderoles publicitaires effacent le bruit des voitures sur la quatre-voie et dans les rues de la ville.
   À des kilomètres en mer on entend cet intense grondement qu’on ne retrouve nulle part ailleurs sur la côte et qui semble ne jamais vouloir se terminer.

   Ah les belles vacances !
   Pourtant vers dix-neuf heures, les dernières machines viennent troubler l’eau du port en direction de leur écurie. Les avions ont rejoint leur terrain et les voitures en retard sont en chasse d’une place de parking non tarifée. Tout le monde se détend un instant.
   Vite, manger !

au large Cap d'Agde

   La douche, un coup de déo, du gel sur les cheveux, et la fête foraine commence à deux pas des boîtes de nuit qui fourbissent les cuivres. Les machines à faire secréter de l’adrénaline ou à faire vomir se mettent en route. On entend un sifflement dans l’air qu’elles brassent, une musique assourdissante qui invite à la fête, puis très vite les hurlements des passagers de ces étranges simulateurs où l’on teste les pires conditions d’une guerre spatiale.
   Dans la paillote qui s'est étendue sur une large portion de plage, on ne supporte plus le silence et le bruissement des vagues. Les dîneurs tremblent d’angoisse avec la baisse du jour.

   Lumières clignotantes et caissons de basse viennent heureusement remplacer le brouhaha perdu des après-midi ordinaires. Les restaurants se désolent de perdre au jeu du plus bruyant et tentent la chanson. À vingt-trois heures, ça y est ! On a rattrapé le nombre de décibels indispensable pour faire passer d’excellentes vacances.

   De plusieurs milles en mer, on doit entendre l’incroyable brouhaha qui enveloppe la station jusqu’au petit matin.
   À terre règne un bonheur sans trêve. On rit à gorge déployée. On hurle et on se bat. On vomit à longs jets où l’on peut en essayant de sauvegarder ses chaussures hors de prix. On boit encore sans soif. On embrasse sans plus aucune sensation. On rit sans être heureux. On finit par s’endormir à même le trottoir assommé par l’alcool ou des produits bien plus efficaces pour fournir le bonheur pour la nuit.

   Le voilier est rentré dans le port. À bord, au bout de quelques nuits, l’équipage a compris. Si l’on ne rejoint pas la fête et que l’on espère dormir pour pouvoir profiter des beautés du lendemain, il faut investir dans des boules de cire à colmater les oreilles et glisser sa tête sous un oreiller.

   À huit heures, dans la fraîcheur du matin, les équipes de nettoyage balaient les déchets de la nuit en faisant délicatement le tour de quelques dormeurs que l’on suppose toujours vivants sur les trottoirs. Les loueurs d’engins à faire du bruit lustrent les carrosseries. Dans deux heures la mer accueillera à nouveau les machines aux moteurs hurlants qui vont tourner autour des plages comme autant de mouches à vers près d’un morceau de viande avariée.

   Une belle journée de vacances au Cap d’Agde recommence…

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