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Histoires à lire et à conter

Histoires à lire et à conter

Tout le monde aime la mer. L'eau tiède et le sable chaud, les vagues qui t'éclaboussent et parfois te roulent avant de t'emporter. L'écume qui reste sur ta peau et laisse éclater ses bulles. Mais pour moi, la mer c'est aussi un pont. Un chemin vers les étoiles lointaines qui se reflètent dans l'eau comme des diamants. Une masse bleue, ou verte, ou grise, grouillante de vie et de rêves. Les rêves des terriens qui n'ont jamais osé aller dessus. Les rêves des marins qui ne sont pas encore allés assez loin !

Articles avec #vive la vie ! catégorie

Publié le par Daniel PAGES
Publié dans : #vive la vie !

 

Quand l'espoir commence à pousser au printemps, 
il faut plus d'un litre de Roundup pour le tuer...

(© Daniel Pagés, 2017)

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Publié le par Daniel PAGES
Publié dans : #vive la vie !
Écritures
   
    J’ai écrit beaucoup de débuts d’histoires que la vie a emportés. Quelques contes qui ont mis de la lumière dans les yeux des enfants à qui ils étaient destinés. Dans ceux des adultes aussi.
    Et un jour, l’un de ces contes a mal tourné. Il m’a bousculé, jeté à terre et emporté comme une rafale de tramontane arrive à décrocher même les pierres du talus. Trois mois plus tard, j’avais écrit mon premier roman.
    La seule parenté avec le conte d’origine était ce bateau fantôme apparaissant au premier éclat du phare du Cap Béar, là-bas, près de l’Espagne...
 

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Publié le par Daniel PAGES
Publié dans : #vive la vie !
La face cachée de Margo, une petite critique du roman...
 
« Une fois de plus, les "grands" éditeurs ne prennent pas trop de risques et publient des traductions de best-sellers anglo-saxons », me suis-je dit en ouvrant ce livre…
Un format moyen agréable à tenir en main, à la couverture qu'on remarque de loin sur la table du libraire.
Le titre original était beau 
Les villes de papier et a été conservé dans les différentes traductions, sauf … chez nous, bien sûr. Gallimard lui a préféré un titre qui accroche davantage ou a eu peur de La fille de papier de Musso…
Donc c’est avec un doute au fond de la tête que je l’ai ouvert et que j’ai commencé à le lire. 

Pourtant, immédiatement, j’ai été happé par cette Margo qui apparaît à la fenêtre de son ami d’enfance un peu délaissé et l’entraîne au milieu de la nuit dans une folle aventure. C’est là que j’ai commencé à les aimer, Margo et Quentin… Et quand la jeune fille a disparu, je n’ai jamais douté qu’il la retrouverait.
L’enquête traîne un peu en longueur m’a-t-il semblé. Mais c’est peut-être seulement parce que j’étais impatient de la retrouver, moi aussi.
Écriture sympa et vivante. Même si l’histoire se déroule aux USA, le décor n’est pas trop taillé dans « l’American way of life », ouf !
Quant à la fin… difficile d’en parler 
sans en dévoiler trop.
Moi, avec ma maturité d’adulte, moi qui ai plusieurs fois tout abandonné pour foncer dans une nouvelle aventure, je n’ai pas été déçu.
C’est un livre plus profond que ce qu’on imaginerait. Un livre qui nous parle du difficile passage de l’adolescence à l’âge adulte. Qui nous parle de liberté et de choix, des joies et des douleurs qui les accompagnent. Qui nous dévoile qu’il y a au fond des têtes des rêves qu’on ne soupçonne pas, des révoltes, des voyages en sommeil, et beaucoup de richesses. 
J’ai été vraiment touché par La face cachée de Margo.
Je garderai longtemps son visage collé à la vitre, dans mon cœur.
 
Merci Booknode et Gallimard Jeunesse !

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Publié le par Daniel PAGES
Publié dans : #vive la vie !

Étrange est la vie.

Mille fois, elle est passée à côté de la mort. De vagues en tempêtes. Mille fois les sirènes l’ont laissée continuer sa route.

Elle est partie hier dans un fracas d’acier et de feu.

Florence Arthaud, sur X-Perimental, 1e Route du Rhum 1978

Florence Arthaud, sur X-Perimental, 1e Route du Rhum 1978

J’ai toujours à l’esprit sa silhouette - larges épaules et cheveux bouclés - sur le petit monocoque qu’elle a mené à la 11e place sur la première Route du rhum. Ses vingt ans qui promettaient d’autres victoires. Qui nous faisaient rêver. Elle ne nous a pas déçus.

J’ai toujours à l’esprit une dernière image. Quelques années plus tard. Le sourire sur son visage taché de soleil. Au milieu de ses frères marins, tous assis à table sur le rempart dominant la Méditerranée. Dans la douceur d’un soir de fin d’été. Elle a levé la bouteille vide qui se trouvait devant elle. « Du rouge, s’il te plait ! »

Bonne mer et bon vent !

Bon voyage, Flo…

 

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Publié le par Daniel PAGES
Publié dans : #vive la vie !

Salon livre insulaire Ouessant 

  Une île sauvage où des dents de granit déchirent l'océan. Qui voit Ouessant voit son sang dit la sagesse maritime. Des courants comme des fleuves en crue. Des landes d'ajonc ras et de bruyère basse. Un peuple de marins qui ont parcouru le monde sur tous les navires depuis des siècles. Le pays de l'océan, du vent et des tempêtes. Et la nuit, le clin d'oeil des phares qui mugissent dans la brume comme vaches appelant leurs petits.

   Comme tous les ans je participe au salon du livre insulaire pour raconter les îles qui sont dans mon rêve...

   Venez et découvrez...

Très belle affiche de Liz hascoët qui a illustré la 2e édition d'Histoires bleu marine, mon recueil de contes.

 

 

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Publié le par Daniel PAGES
Publié dans : #vive la vie !


    Il s’appelait Haussmann, à l’époque. Il était tout neuf. Il a changé plusieurs fois de nom depuis. Plusieurs fois de vie. 
C’était après ma première traversée à la voile vers les Antilles… En janvier 1979.

 Dix jours de mer pour revenir vers l’Europe. 

Ex-Haussmann

J’ai retrouvé le cargo qui m’a déposé un dix janvier à cinq heures du matin sur le port en eau profonde de Dunkerque.

Je me souviens de la glace qui encombrait les trottoirs. Du taxi qui m’a emmené jusqu’à la gare. Des visages blêmes. Des yeux hagards. De mon retour dans le métro parisien puant.

J’avais envie de faire demi-tour. De repartir vers le soleil. De retrouver le noir des peaux et les sourires éclatants. Le blanc des plages, le vert des mornes et des champs de canne. La brûlure du rhum dans la gorge et les amis qui continuaient le voyage. De retrouver la musique et les éclats de voix joyeuses qui poursuivaient les autocars Mercedes sur les routes tordues de la Guadeloupe. De découvrir d'autres fruits. De découvrir d'autres senteurs. 

De découvrir d'autres bonheurs...

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Publié le par Daniel PAGES
Publié dans : #vive la vie !

oceancalme110114web.jpg


L'océan s'est calmé.
Il roule des petites vagues rondes.
Il ne bave plus d'écume.

Non qu'il n'ait plus rien à reprocher à la terre...

Mais il n’a pas la rancune tenace.
Il a passé sur elle ses nerfs.
L'
a mordue. Dévorée.
Il a avalé tout ce qui était à sa portée.
A épuisé sur elle sa hargne.

 

Pour un temps...



Oléron sud-ouest, 10 janvier 2014

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Publié le par Daniel PAGES
Publié dans : #vive la vie !

chalutage-profond.jpg

       
   La destruction des fonds marins difficilement accessibles à cause des grandes profondeurs est largement entamée.

  La pêche en eau profonde (jusqu'à 1300m) est aujourd'hui sur la sellette et le Parlement européen doit prendre une décision le 10 décembre.

    Une bande dessinée de Pénélope Jolicoeur explique de jolie manière pourquoi on ne peut pas continuer à détruire ces zones de l'océan que l'on connaît si mal et nous invite à signer la pétition qui a déjà recueilli 700 000 signatures.


La BD complète :

Prends cinq minutes et signe, copain !

La pétition : Urgence Océans Profonds


   Cette destruction par le chalutage profond n'est hélas que le début de l'exploitation des abysses et de la guerre ouverte à la vie qui s'y cache.

 

   Les Japonais ont réussi à extraire au printemps les hydrates de méthane qui se cachent dans les fonds sous plus de 1000 mètres d'eau et poursuivent la recherche de techniques d'exploitation à grande échelle de ce gaz. Ce ne sont pas les seuls.

   On recherche aussi depuis de nombreuses années comment récupérer à grande profondeur dans le cadre d'une exploitation industrielle les nodules polymétalliques (cuivre, nickel, cobalt) et les sulfures hydrothermaux qui tapissent le fond de certains secteurs des océans.
    En bref, les êtres vivants des abysses n'ont guère d'avenir si nous arrivons un jour à exploiter de manière rentable les dernières terres vierges que constituent ces fonds marins.

 

Merci à Pénélope pour ce court extrait de la BD !

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Publié le par Daniel PAGES
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Brest port commerce

    En fait de bleu, je n’ai trouvé ce matin à Brest que celui des yeux de la jeune employée de Penn Ar Bed à qui j’ai confié mes cartons de livres pour le salon d’Ouessant. Mais celui-là valait celui d'un ciel tellement pur qu'il se mélange à la mer qui le rejoint.

   Et le sourire qui l’accompagnait rayonnait de soleil comme un beau jour d’été.
 

   Qui a dit qu’il ne faisait pas beau en Bretagne Nord, ce deux d’août ?

 

Brest port de commerce - 2 08 2013    
Photo Daniel Pagés     

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Publié le par Daniel PAGES
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Affiche 5e Salon de Kercabellec

 

 

Le planning des salons du livre pour la deuxième partie de l'année est déjà bien avancé !

Vous le trouvez sous l'onglet Salons & dédicaces en haut de page.

Un Salon du livre est avant tout un lieu de rencontre. Venez nombreux y discuter avec les auteurs !

 

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Publié le par Daniel PAGES
Publié dans : #vive la vie !


   La mer a faim. Elle a grignoté la dune.
forêt morte  À belles dents, elle a dévoré les petits grains couleur de miel. Voracement, elle s’en est gavée.
 Les montagnes de sable reposent maintenant dans les profondeurs de son ventre démesuré. Dans ses abysses. Elle les recrachera peut-être un jour.
   Ici ou ailleurs. Trop tard ou trop loin.
 
 Les deux dragons qui sommeillaient au fond du Perthuis ont vu disparaître leur terrain de jeux. Le nid ardent où ils sommeillaient au soleil depuis des siècles de siestes paresseuses.
   Fous de chagrin, ivres de colère, ils ont craché de longues flammes, embrasant le ciel. Transformant, au creux de la nuit, les nuages en autant de foyers incandescents. 
 
   Larmes de résine blanchies. La vie s’est éteinte. Le vert a disparu.
   Les arbres se sont couchés. Désespérément agrippés à la terre de leurs longues racines.
   Morte la forêt. Brûlée. Un feu de sel...

Sud Oléron, 8 juin 2013

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Publié le par Daniel PAGES
Publié dans : #vive la vie !

 

poussins quiberon web

 

 

 

Oublier
la pesanteur du monde
tout ce qui empêche de voler
pour nous accrocher
aux nuages

nous élever comme fumée
aller visiter les étoiles
se laisser aller à rêver

 

 

Presqu'île de Quiberon
Novembre 2012

 

 


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Publié le par Daniel PAGES
Publié dans : #vive la vie !

à qui profite le réchauffement ?
   Au diable les ours polaires ! On les aime pourtant ! Ils sont pourtant parfaits comme peluches pour décorer les grandes surfaces au moment des cadeaux de noël...

   Le trajet maritime passant par l'Arctique est plus court de 3 000 milles que celui qui passe par Suez.
   Déjà, pour la première fois, le groupe russe Gazprom a acheminé  une cargaison de GNL en empruntant cette route du Nord au mois de novembre 2012. Total envisage de tester cette route l'été prochain pour livrer du gaz au Japon.

    Les transporteurs maritimes se frottent les mains : le passage du nord-ouest (ou nord-est) enfin dégagé de ses glaces permettra de gagner quatre à cinq jours sur un voyage vers les pays dits "émergents" asiatiques et d'éviter le passage par les canaux de Suez ou Panama qui coûtent très cher.

   Derrière eux, c'est tout le commerce mondial qui se réjouit. Gain de temps et d'argent. Près d'une semaine en moins pour transporter toutes les saloperies à bas prix qui inondent nos zones commerciales et empoisonnent notre vie, tuant au passage les entreprises qui produisaient dans notre vieille Europe des objets plus coûteux, mais qui duraient plus longtemps...

   À qui profite le réchauffement climatique ? La liste est longue. Globalement à tous les marchands et à tout le commerce mondialisé qui vont gagner sur le transport. À l'industrie qui veut pouvoir rejeter les gaz à effet de serre à gogo ou vendre leurs droits à en produire. Aux pétroliers et aux entreprises minières qui guettent les fabuleuses réserves cachées sous les glaces du Grand Nord, voire de l'Antarctique, à tous les aménageurs et les producteurs de béton qui espèrent la construction de milliers de kilomètres de digues autour des pays développés...
Cherchez bien, vous en trouverez d'autres !

   Je me disais bien que depuis deux ou trois ans nos gouvernements avaient oublié le problème. L'avaient même peut-être soigneusement dissimulé derrière la "crise".
   Je me demandais pourquoi...

 

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Publié le par Daniel PAGES
Publié dans : #vive la vie !


amandierOleron
   Dans le froid de glace de ces dernières semaines, je rêvais de Méditerranée. De chaud soleil, de vent tiède et caressant.
   Je n’avais jamais repéré cet amandier. Je ne pensais même pas qu’il y en eût sur l’île. Hier, pourtant je suis tombé en arrêt devant ces magnifiques fleurs lumineuses et colorées. Je n’en croyais pas mes yeux. Quelques amandes sèches et encore accrochées dans l’arbre m’ont convaincu.
   Sur l’île d’Oléron, le ciel vire au bleu et l’amandier de Fanny est couvert de fleurs.
   Le printemps n’est pas loin.



Photo Daniel Pagés 
28 février 2013 à 16h30  

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Publié le par Daniel PAGES
Publié dans : #vive la vie !

    Tout le gréement vibrait. Un sombre bourdonnement qui aurait pu rassembler un millier d’abeilles. Mais ce n’était que la fin du coup de vent. Le ciel s’illuminait, poussant vers l’est ses troupeaux de nuages blancs qui s’ourlaient de franges d’or. Le voilier tirait encore de toutes ses forces, faisant grincer ses amarres suiffées, malgré l’abri de l’avant-port.

    Elle souffla machinalement sur ses doigts, mais elle ne semblait pas souffrir du froid. Elle se pencha et s’étendit à la limite de l’écartèlement pour saisir la drisse rompue que le vent écartait du mât de misaine. Le cordage allait et venait dans les rafales, se rapprochait du bout de sa main fine, puis se retirait dès qu’elle retrouvait l’espoir de l’attraper. Un juron lui échappa. Le maudit noroît se jouait d'elle ! Elle souffla un bon coup, puis se ramassa un instant sur la plateforme de bois, le temps de se décontracter.

 

Épissures

Carénage d'un brick à Saint-Malo

Dessin d'Etienne Blandin volé sur une carte postale en vente partout à Saint-Malo

    J’observai son visage hâlé par le grand large. Elle avait des yeux étonnamment clairs qui contrastaient avec le mat de sa peau et qu’on ne pouvait manquer, même à cette distance. Elle secoua une fois de plus ses mèches blondies par le soleil et le sel pour dégager sa vue. Après une seconde d’hésitation, elle tira par-dessus sa tête la vareuse sans couleur qui devait la gêner et son flanc apparut un instant, dévoilant un dauphin bleu sombre tatoué qui s’échappait de sa culotte de matelot comme il aurait jailli de l’onde.

    Ses pieds nus cherchèrent une prise solide dans les cordages entrelacés près des cales du mât de hune et s’y agrippèrent. Elle s’étira à nouveau de toute la longueur de son corps. Dans le prolongement de sa main brillait la lame d’un couteau dont elle s'était saisie dans l’étui plaqué contre le haut de sa fesse gauche, à l’intérieur de sa ceinture. Dans son éternel va-et-vient, le câble de chanvre ne tarda pas à s’approcher et elle réussit à en happer l’extrémité et à la ramener lentement vers sa deuxième main. Deux demi-clés fixèrent aussitôt le bout du cordage effiloché.

    Je la sentis soupirer, malgré la distance, et la satisfaction remplaça la tension que l’on lisait sur ses lèvres. Ses yeux s’abaissèrent tout à coup vers le quai et découvrirent le matelot qui avait suivi, le souffle un peu court et le cœur battant, toute la manœuvre. Je lui envoyai un sourire admiratif et un signe de la main, le pouce dressé, mais elle n’en tint pas compte, me tourna le dos et s’attaqua à son épissure. À une vingtaine de mètres au-dessus du pont de la goélette, Jay la Malouine avait du travail à terminer avant la nuit.

 

Spécial dédicace à Jay de L'Océan

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