Tout le monde aime la mer. L'eau tiède et le sable chaud, les vagues qui t'éclaboussent et parfois te roulent avant de t'emporter. L'écume qui reste sur ta peau et laisse éclater ses bulles. Mais pour moi, la mer c'est aussi un pont. Un chemin vers les étoiles lointaines qui se reflètent dans l'eau comme des diamants. Une masse bleue, ou verte, ou grise, grouillante de vie et de rêves. Les rêves des terriens qui n'ont jamais osé aller dessus. Les rêves des marins qui ne sont pas encore allés assez loin !
Un vrai champ de pavot, au bord de la route… Grosses fleurs roses et rouges, tiges et graines obèses vert de gris. Le ciel d’un bleu pur survole la montagne. Je ne vous conte pas l’Asie lointaine, l’Afghanistan. Non ! La France secrète… Le pavot juste pour apporter de la couleur à la pierre grise, à l’herbe verte. Pas besoin d’en faire pleurer la sève. Ici, l’opium du peuple, en vente libre, usage quotidien recommandé, c’est la télévision !
Le clocher de Tournadous perce le bleu du ciel. Le vert de la montagne, profond et frais. Le soleil tombe à travers les feuillages en gouttes de lumière. Le chant des oiseaux d’un arbre à l’autre. Le silence. Groseilles et framboises. Parfum des châtaigniers en fleurs. La rivière coule ses eaux claires de caillou en caillou.
Brice Hortefeux, homme de main de l’innommable, passe à l’Intérieur, pour conforter l’état policier.
Xavier Darcos, qui vient d’annoncer la suppression de 16 000 postes supplémentaires à l’Éducation nationale, va s’occuper de l’emploi !
Luc Chatel, l’incompétence à géométrie variable, l’antenne de l’Élysée, prend le relais pour privatiser l’éducation…
Tiens, curieux ! le Secrétariat d’État aux Droits de l’Homme a disparu ! Je me disais bien que nos droits, acquis au long de dures luttes, étaient en train de disparaître depuis quelque temps…
Là, j’ai envie de crier, comme un autre dans la gare Saint-Charles à Marseille : derrière chaque ministre, je te vois !
j'ai volé le dessin sur le web, je suis incorrigible ! allez le voir dans son contexte originelà faire avec les enfants
Mon premier livre, édité en 2001 par l' association occitane toulousaine La poesia, s'appelle Lo nadal dels lops. Traduction littérale : Le Noël des loups. Il s'agit d'un conte de noël. Les loups affamés par un froid précoce descendent vers les fermes de la vallée. Trouveront-ils un peu de nourriture et de compréhension auprès des hommes pour nourrir et tenir au chaud leurs petits ?
Lo nadal dels lops, Daniel Pagés, La Poésia Montpellier 2001, 22 x 27, 34 p. illustrations de Lars Hayer.
« Dans ce flot d'hommes désarmés qui traversent la frontière au Perthus en cette première semaine de février 1939, le photographe catalan Agusti Centelles, membre de la Fédération internationale des journalistes.
Il n'a pas rendu ses armes, et ce n'est pas une métaphore : dans la mallette qui l'accompagne, des milliers de négatifs accumulés pendant les années de guerre contre le fascisme (36-39). »
Grains de sable par milliers, sous nos pas, sur la plage. Mémoire de voyages, de torrents impétueux et de fleuves languides, dévoreurs de roches au long de leur parcours. Souvenirs de coquilles. brisées, broyées, emportées par les vagues, polies dans les rouleaux où l’océan se vautre. Grains de sable par milliers, nos pieds nus, sur la plage.
Ça me démange depuis dimanche soir... la belle semaine qui vient de passer ne m'a pas laissé le temps de hurler Au Con ! Et ce matin, en allant voir si Néala était de retour sur son blog, j'ai lu son dernier article. Ça commence comme ça : Bon, je n’aurais jamais cru écrire ça un jour, ni même oser penser à l’éventualité de l’écrire, mais les choses ont changé, apparemment. Je m’écris donc, de toute ma petite voix de nouvelle citoyenne...
Allez le lire, je partage absolument son sentiment. Et tant que vous y êtes, allez lire l'ensemble des écrits de cette fille de 19 ans... vous ne regretterez pas le voyage.
Le dessin est tiré du blog de Martin Vidberg que je remercie. L’actu en patatesn'hésitez pas aller le visiter...
Vent d’océan, vent de tempête, longs rouleaux blancs. l’embrun s’enfuit. Le goéland plane et se glisse dans le suroît qui crie, qui crie… Tes cheveux fous dansent la gigue devant tes yeux, et je souris. Vent d’océan, à chaque vague, fracas de roc, l’écume luit.
Le phare de Chassironet le phare des Baleines,depuis toujours,s’aiment d’amour.Chaque nuit, depuis des siècles,d’une île à l’autre,ils se le hurlent.Noir ou brume,rien n’y fait,doux clins d’œil,messages en morse,sans échanger un baiser.Les hommes,les cruels hommes,pour toujoursleur ont lié les pieds.
Et jamais, voyez-vous,jamais, ils ne pourront,hurlant leur bonheur à l’océan,nous donner une multitude d’enfants.
Bosses de risBrins de palanDrisse de grand-voileBalancines de tangonDrisse de tourmentin et de spinnakerManilles et nœuds de chaiseWinches et manivellesPoulies et cadènesTaquets coinceurs, à sifflet ou tout simplesSous la bôme qui grincePétole ou tempêtePlein soleil ou nuit noireNos yeux sont au bout de nos doigts qui connaissent chaque cordage par leur prénomL’île est devantDerrière l’horizonÀ portée de nos rêves…
La photo intégrale, pour ceux et celles qui râlentparce qu’on ne me voit pas vraiment sur le portrait de l’auteur
En 1900, des pêcheurs d'éponges découvrent l'épave d'un navire romain, à 42 mètres de profondeur, sur la côte nord de l'île grecque d'Anticythère.
Parmi de nombreux objets, ils ramènent à la surface un amas de pièces de bronze à demi rongées, dans les restes d'une boîte en bois.
Une fois dégagées de leur gangue de calcaire et de corail, on y découvre des inscriptions qui permettent de dater l'ensemble de 80 avant JC. Les roues dentées et les graduations font penser tout d'abord à un astrolabe (instrument de navigation rudimentaire, servant à mesurer la hauteur des astres) et il est classé comme tel au musée d'Athènes.
Jusqu'au jour où, un physicien anglais à l'esprit ouvert et curieux, le Dr Price, ne se contente pas de cette explication sommaire. Par désoxydation électrolytique, il découvre cadrans, aiguilles, une vingtaine d'engrenages (taillés dans des plaques de bronze de 2 mm d'épaisseur) et les différentiels d’un mécanisme manuel. (reconstitution dessin ci-contre)
Cet appareil (du format approximatif d’une demi-feuille de papier, sur 5 cm d’épaisseur) semble, en fait, un antique ordinateur grec,un calculateur permettant de décrire avec une très grande précision les mouvements des astres, en particulier du soleil et de la lune.
Et dire que jusque-là, on pensait les Grecs nuls en technologie !
Alors on se demande qui aurait été capable, à cette époque, de leur fournir les plans et la technique pour construire un instrument pareil…
(À suivre, l’impossible carte de l’amiral Piri Reis…)
Aux États-Unis, dix états pourraient abolir la peine de mort dans les années qui viennent. Les Américains ont enfin compris que la vie humaine est sacrée et que tuer le criminel n’empêche pas les crimes, penserez-vous ? Point du tout !
La décision n’à rien avoir avec une option philosophique ou éthique. C’est seulement une affaire de gros sous. Un calcul fait par les gestionnaires qui traquent, là-bas aussi, les économies que l’on pourrait faire dans l’administration.
Simple ! Un condamné à la prison à perpétuité coûte au trésor américain 25 000 $ par an*, soit pour une moyenne de 40 ans de détention, un million de dollars. Un condamné à mort, lui, revient à trois millions de dollars !
Conclusion : la peine de mort est un luxe que l’Amérique ne peut plus se payer !
Quand j’ai vu ce reportage à la télé, il m’est venu une idée, une question… Si l’on investissait une partie de ces millions de dollars ou d’euros utilisés pour construire, faire fonctionner et remplir les prisons, dans l’action sociale et la prévention, est-ce que d’ici quelques années on ne ferait pas quelques économies supplémentaires sur ce chapitre ?