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Histoires à lire et à conter

Histoires à lire et à conter

Tout le monde aime la mer. L'eau tiède et le sable chaud, les vagues qui t'éclaboussent et parfois te roulent avant de t'emporter. L'écume qui reste sur ta peau et laisse éclater ses bulles. Mais pour moi, la mer c'est aussi un pont. Un chemin vers les étoiles lointaines qui se reflètent dans l'eau comme des diamants. Une masse bleue, ou verte, ou grise, grouillante de vie et de rêves. Les rêves des terriens qui n'ont jamais osé aller dessus. Les rêves des marins qui ne sont pas encore allés assez loin !

Publié le par Daniel PAGES
Publié dans : #vive la vie !

folie

 

 

Regarde-toi dans un miroir et plonge jusqu'au fond de tes yeux... Là, tu pourras lire les mille folies qui t'habitent et te permettent de vivre heureux quand tout s'écroule autour de toi. Quand l'horreur et la mort te guettent. Quand les mains décharnées et sanglantes se tendent vers toi. Quand une puanteur sans nom se répand sur le monde et remplace le parfum des fleurs d'antan.

 

(Une pensée pour Céline, 27 décembre 2010)







Image empruntée sur le web : Frank

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Publié le par Daniel PAGES
Publié dans : #vive la vie !

 

  « Eh oui, mes bien chers frères… vous l’avez remarqué. Chaque voix qui s’élève sous le porche et dans la nef de cette cathédrale obtient un écho qui l’amplifie… Elle arrive plus forte aux oreilles du Seigneur ! »
   Le prêtre repose ses mains sur le pupitre et tend l’oreille en penchant la tête, comme pour vérifier si la dernière cascade de mots qui ricochent sous la voûte montent bien jusqu’au ciel.

ange
   « Ahah ! il y croit toujours, le curé ! dit Eléonor très fort dans mon cou.  Et pourtant, le vieux barbu, là-haut, a autre chose à faire qu’écouter nos prières. D’ailleurs, à la première volée de cloches, il s’est bouché les oreilles avec des boules de cire pour ne plus entendre les bruits d’en bas. Regarde ! Installé à la romaine sur son divan moelleux, il gobe les raisins d’or qu’une servante laisse pendre au-dessus de sa bouche… Comme le pompon à portée des enfants, sur les chevaux de bois. Et de l’autre main... regarde, regarde ! Il caresse la croupe offerte d’un ange à peine nubile ! Tu ne crois quand même pas qu’il a le temps de s’intéresser à nos misères, en haut de son nuage ! »


   « Tu blasphèmes, diablesse, tu blasphèmes ! »
    La voix de la vieille femme qui désigne mon amie à la vindicte des paroissiens jaillit tellement perçante que l’assemblée entière se retourne vers elle. Le clerc en robe blanche sursaute devant son lutrin. Bien évidemment, la voûte de la cathédrale ne manque pas de renvoyer, comme un reproche supplémentaire, l’écho de son dernier mot… « blasphème, blasphème, blasphème… » Pour sûr, Dieu ne va pas manquer de s’inquiéter !

Pardon pour cet ange volé sur le web ! Et Joyeux Noël !


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Publié le par Daniel PAGES
Publié dans : #vient de paraître

 

plaine de rosas vues du castell Sant Salvador

     Le castell de Sant Salvador domine le monde. Un œil sur la France  et l’autre sur l’Espagne. Les racines bien plantées en Pays Catalan. Quand la tramontane souffle, l’hiver, on y trouve quelques petits coins à l’abri où le soleil brûle toujours. Où le soleil vous ramène le souvenir de l’été en pleine face. La vieille pierre vibre sous les assauts du vent. Pourtant, elle résiste.

   Les siècles ont passé. Les hommes ont dégringolé les pentes abruptes pour se cacher dans la vallée. Pour se rapprocher de la mer. Ils ont abandonné les terrasses qu’ils avaient construites pierre à pierre. Goutte de sueur après goutte de sueur. Ils ont laissé les jardins et les vignes qu’ils avaient tant choyés, pour trouver de la terre plus douce. Il ne reste de-ci, de-là, que quelques oliviers sans âge que le vent et le feu ont épargné et qui plongent leurs racines au cœur de la montagne.

Voyage au pays de  Clara des tempêtes
La baie de Rosas du Castell de Sant Salvador, Novembre 2010 


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Publié le par Daniel PAGES
Publié dans : #vive la vie !

parc-huitres.jpg

 

 

–– Les huîtres grelottent à chaque marée basse.  
–– Non, elles claquent des dents, conteste l’étoile de mer qui vit au coin du parc. Imagine, elles sont bien grasses et prêtes à passer tranquillement l’hiver et voilà que les journées raccourcissent et le temps se refroidit…
–– C’est bien ce que je dis : elles souffrent du froid !
–– Non, tu n’as rien compris, elles ont la trouille ! Depuis des années, elles ont compris que quand la nuit commencer à durer autant que le jour et qu’il fait de plus en plus froid, ça va être leur fête !

Spécial dédicace Noël aux amis ostréiculteurs d'Oléron

 


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Publié le par Daniel PAGES
Publié dans : #vive la vie !
Daniel Pagés, Oléron
-- En face, l'Amérique ! Tu ne vois pas la statue de la liberté, là bas dans la brume ?
Je la montre du doigt... Beaucoup d'enfants cherchent sur l'horizon. Certains adultes aussi...

Mais il y a toujours un des petits qui raille :
-- Beeuuuh ! on peut pas la voir !
-- Et pourquoi donc on ne pourrait pas voir New York puisque c'est juste en face !
-- C'est beaucoup trop loin !
-- Mais non, même avec une longue vue on pourrait pas, se moque le futé de service. Les autres le regardent indécis.
-- C'est parceque la terre est ronde !

Et là, je suis bien obligé de faire une démonstration avec la première tête qui me tombe sous la main...

Leçon de géographie, Oléron, printemps 2010

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Publié le par Daniel PAGES
Publié dans : #vient de paraître

Clara des tempêtes, roman

  

"Je viens de terminer le roman de Daniel Pagés les larmes aux yeux, tant l'histoire de cet amour perdu puis retrouvé dans les couloirs du temps est bouleversante d'humanisme... Cet humanisme de plus en plus absent dans nos froides sociétés.

   Ce roman est comme un rayon de soleil, celui bien chaleureux du sud, et plonger dans ses pages fait un bien fou, en ces jours de froide grisaille. Je l'ai quasiment lu d'un trait, tant l'histoire est prenante, son intrigue bien menée. Et puis il y a ses personnages, qui prennent vie au fil des pages, que l'on regrette de quitter une fois la lecture achevée... Quand on arrive à se souvenir des personnages d'un roman comme s'il s'agissait de personnes réellement vivantes, c'est que le livre est bon. Quand une fois refermé il continue de nous accompagner en pensée, comme une petite musique entêtante, c'est qu'il a ouvert une porte sur le rêve. Daniel possède un indéniable talent de conteur, pour notre plus grand plaisir.

   En lisant "Clara des tempêtes", j'ai moi aussi fait un voyage dans le temps, me retrouvant enfant, émerveillée à la lecture des livres de la bibliothèque rose, puis verte... Merci Daniel, pour ce pur plaisir de lecture ! Et vous autres qui passez par ici, n'hésitez pas à partir à la recherche de Clara. Vous ne regretterez pas le voyage..."

Marie Canovas Bonnet    http://a-la-noire-fontaine.skyrock.com/

Commander Clara des tempêtes


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Publié le par Daniel PAGES
Publié dans : #vive la vie !

Vallée Gijou neige

 

 

 

 

   La campagne a pris un coup de blanc. Ce sont des choses qui arrivent quand vient l’hiver. La neige s’est collée aux branches des arbres. Elle a couvert les labours et a demi enfoui l’herbe encore verte de l’automne. Les bouleaux n’en reviennent pas. Ils n’ont pas eu le temps de laisser s’envoler leurs petites feuilles jaunes et frissonnent dans la bise qui mord. Le soleil joue à cache-cache derrière les nuages, inondant le paysage de lumière.
   Ce soir, les étoiles viendront allumer des milliers de cristaux blancs. Le seul vrai décor de noël scintillera de tous ses feux dans la montagne.

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Publié le par Daniel PAGES
Publié dans : #vive la vie !

 

Crozon29-11-10

 

 

 

   Crozon en mode hiver. Les hermines on rangé leur maillot deux-pièces blanc dans un tiroir et ont verrouillé la porte de leur terrier. Le nez bien au chaud dans le ventre de la terre, elles dorment. 

   La plage est vide. Même les bernard-l’ermite sont rentrés dans un grand sommeil au fond de l’eau, laissant la marée basse aux coquillages vides et aux algues décrochées par la tempête des jours d’avant.

   Des jours d’avant le gris plombé qui a défroissé les vagues. Des jours d’avant les flocons blancs. Des jours d’avant la gelée qui raidit tout à terre et enferme les hommes dans leurs boîtes surchauffées.

 

Presqu'île de Crozon, 29 novembre 2010

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Publié le par Daniel PAGES
Publié dans : #vient de paraître

AFFSalon Relecq 2010

 

Les 27 et 28 novembre à l'Astrolabe, Le Relecq-Kerhuon (Brest) pour le Salon du livre Lennvor

Le 5 décembre au salon du livre de Montredon-Labessonnié (Tarn)

Le 6 décembre à la radio, 13h30-14h30 dans "Tasse de café", sur Antenne d'Oc (Cahors)                                                   > écouter sur le web

Le 9 décembre à la radio, 9h30-10h dans Page à page, sur Radio Occitania (Toulouse)                                                   > écouter sur le web

Le 18 et 19 décembre au Salon du livre d'îIe de France à Mennecy (Essonne)

 

On peut trouver Clara des tempêtes en stock dans les librairies :

Maribrairie à Concarneau (29)
Fauvil'art à Fauville en Caux (76)
Le Gué aux Biches à Montauban (82)
Maison de la presse de Vabre (81)
Maison de la presse de Viane (81
Librairie Coulier à Castres (81)
Librairie Plaisir à Saint Laurent de la Salanque (66)
Librairie du port, à Port Vendres (66)

Et le commander , dédicacé, avec son marque page, sur le site auteur de Daniel

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Publié le par Daniel PAGES
Publié dans : #vive la vie !

 

vallée Ribaute 1web

     Une vallée profonde. Tellement encaissée que le soleil d’automne n’y  pénètre plus au-delà de midi. Une vallée née d’un coup de sabre qui, au temps du chaos, aurait échappé aux dieux en guerre. La roche blanche des Corbières en resta fendue pour toujours.  

     Un clair torrent s’y écoule. Sautant de roc en roc. Polissant le calcaire grossier. Le creusant en gigantesques marmites qui accueillent des poissons curieux. Des humains assoiffés de douceur.

     La musique de l’eau fraîche couvre le chant des oiseaux. Près des cascades, les rares brins d’herbe de ce pays aride recueillent des perles transparentes et s’en abreuvent jusqu’à ce que le soleil passe les crêtes pour s’insinuer jusqu’au fond de la brèche. À l’heure des dragons, quand la pierre surchauffe même dans les profondeurs, la vie se tait un moment. Elle sait bien qu’elle aura le dessus. Elle attend son heure.

     Dès que l’astre de feu ne pourra plus plonger ses rayons dans la cassure, le vert reprendra de la vigueur et les fleurs s’ouvriront à nouveau.

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Publié le par Daniel PAGES
Publié dans : #vient de paraître
Clara des tempêtes continue tranquillement sa croisière ! Un deuxième tirage à l'identique (avec deux minuscules erreurs en moins !) est en vue avant Noël. Merci à toutes les lectrices et tous les lecteurs. Et merci pour les retours qui sont un vrai bonheur pour Auriane, ma petite illustratrice et moi-même...

Clara des tempêtes, roman
Récit de Théodore Winslow : la première rencontre avec Clara
(Page 102)


      […]
     Le premier dimanche de janvier de cette année 1898, nous n’avions pas eu de chance. Un de nos équipiers était passé par-dessus bord au premier virement. Nous avions perdu de précieuses minutes à le récupérer et la coupe nous avait échappé.
     Lorsque je sautai sur le quai au milieu des proches qui venaient féliciter les vainqueurs ou consoler les autres, je me trouvai arrêté par un adolescent qui me dévisageait depuis notre arrivée.
À vrai dire, je mis un moment à me rendre compte qu’il s’agissait, en fait, d’une jeune fille habillée en garçon. Et c’est seulement sa voix douce et musicale qui m’en donna la certitude.
     « Théodore Winslow, pourriez-vous m’accorder un instant, j’aurais plaisir à vous parler ? » me demanda-t-elle en se découvrant.
     Les mèches de ses longs cheveux bruns, jusque-là dissimulées sous son chapeau, retombèrent sur ses épaules, venant encadrer un magnifique sourire.
      « Je m’appelle Clara », se présenta-elle. Et elle me tendit sa main.  […]


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Publié le par Daniel PAGES
Publié dans : #vive la vie !

filets2-PV_web.jpg

 

 

 

 

 

Dans les gris de Port Vendres
gris ciel
gris quai
gris mer
une montagne de couleurs.

Filets rouge sang
rosés ou orangés
filets jaunes
filets bleus ou verts
filets lie de vin...

Réserve d’arcs en ciel .

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Publié le par Daniel PAGES
Publié dans : #vive la vie !

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Couleur coup de vent de sud-est. Couleur tempête. Ciel gris et nuages sombres. Flots boueux. Vagues café au lait tiède. Mousseux. Toute trace de bleu a disparu. Pourtant, ici, le bleu est difficile à effacer.

 

 

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La Méditerranée s’est énervée contre la terre. Elle a mâché le bois que les fleuves lui ont envoyé. En a rempli les ports. En a couvert les plages. À Collioure, elle fait encore le siège du Château Royal.

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Hier, elle a lancé un assaut contre la ville. Ses machines de guerre ont battu le front de mer de galets comme autant de boulets de pierre grise. Elle a percé les défenses pour atteindre la rue proche.

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Mais comme toute bonne Méditerranéenne, la mer se calme aussi vite qu’elle s’est mise en colère. Demain déjà, le vent de terre fera disparaître son haleine chaude et humide. La tramontane aplatira ses rondeurs. Rafraîchira ses eaux. Leur rendra leur transparence. Remplacera les gris par des bleus limpides. La lumière qu’ont tant aimée les grands peintres reviendra sur Collioure.

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Publié le par Daniel PAGES
Publié dans : #livres à venir

 

[...] Un autre incident plus récent avait fait tache dans les mémoires. Mêm e s’il avait été soigneusement caché par l’Administration, les deux marins accompagnant la relève n’avaient pas su tTransbordement Phareenir to ut à fa it leur langue.

Trois ans auparavant. Le père Joseph venait de passer sa dernière semaine sur lîle. Le canot allait l’embarquer en apportant son remplaçant. Le vieux gardien les attendait, droit comme un menhir, dans la grande salle, à côté de ses deux valises et d’un sac de marin qui datait de son service militaire dans la Royale. Le visage fermé. Il avait suivi les hommes jusqu’à l’embarcadère d’un pas hésitant.

Mais au moment de grimper dans la chaloupe, il avait jeté à terre son bagage et s’était enfui en courant droit vers la mer. Là, il avait pénétré dans l’eau glacée en marchant aussi vite qu’il l’avait pu et s’était mis à nager tant bien que mal vers le large. Il avait disparu derrière les rochers avant que les deux hommes abasourdis n’aient pu manœuvrer leur embarcation pour le repêcher. L’océan n’avait jamais rendu son corps.

C’est depuis cet épisode que dans la bouche des gardiens, quand on parlait de l’île noire, on entendait souvent l’île maudite. [...]

 

Le dernier gardien, (page 24-25). Extrait de L'île secrète, recueil de trois longues nouvelles, à paraître aux éditions L'Ametlièr début 2011.


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Publié le par Daniel PAGES
Publié dans : #vive la vie !
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rose parfum
rose couleur
j’ai envie ce matin 
de t’offrir une rose
rose parfum
rose couleur
j’ai envie ce matin
de t’offrir cette fleur

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