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Histoires à lire et à conter

Histoires à lire et à conter

Tout le monde aime la mer. L'eau tiède et le sable chaud, les vagues qui t'éclaboussent et parfois te roulent avant de t'emporter. L'écume qui reste sur ta peau et laisse éclater ses bulles. Mais pour moi, la mer c'est aussi un pont. Un chemin vers les étoiles lointaines qui se reflètent dans l'eau comme des diamants. Une masse bleue, ou verte, ou grise, grouillante de vie et de rêves. Les rêves des terriens qui n'ont jamais osé aller dessus. Les rêves des marins qui ne sont pas encore allés assez loin !

Publié le par Daniel PAGES
Publié dans : #livres à venir

 

Daniel Pagés, Menorca

 

 

 

   Une petite plage de sable fin au milieu des rochers. La taille au dessus de celle de la nuit dernière.
   Deux baigneuses sont en train de rassembler leurs affaires. La dernière Menorquina vient de relever l’ancre et file vers le sud. La place est libre. L’eau tiède.
   Une vague douce vient lécher une ruine de château fort. Les enfants adorent construire des remparts contre la mer. Les hommes aussi.

   Mais la mer gagne toujours...

 

 

 

 

Roman à venir... Photo Menorca 2009

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Publié le par Daniel PAGES
Publié dans : #vive la vie !

 

transparence-tilleul.jpg

 

 

 

Transparence

dans les brumes du petit matin

Un arbre t'arrête

et te dit

« je t'aime »

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Vallée de l'Aude, 29 avril

 

 

 

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Publié le par Daniel PAGES
Publié dans : #vive la vie !

Hier soir, j'ai retrouvé ma Bretagne. Je la reconnais, chaque fois que je passe le pont de la Vilaine. Les eaux calmes qui reflètent le ciel au milieu des arbres. Les voiliers mouillés bien serrés attendant que le soleil réchauffe les vagues pour partir explorer les îles. Pour essayer d'atteindre les rêves des rudes nuits d'hiver...

 

 

 

 

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Publié le par Daniel PAGES
Publié dans : #livres à venir

 

Aurianedessine_plage72.jpg

 

 

Des taches de couleur
sur le flou de la plage
que l’artiste a posées
du bout de son pinceau

Des vagues d’émotion
s'échappent de la page
où reposent confiantes
les coques des bateaux

 

 

 


Premiers dessins pour un nouveau livre
Auriane Laïly 27 mars 2011


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Publié le par Daniel PAGES
Publié dans : #vive la vie !

japon_nucleaire_seisme_inside.jpg

[…] Après l'explosion samedi d'un premier réacteur de la centrale nucléaire de Fukushima, la situation s'est aggravée ce dimanche. Le gouvernement japonais a reconnu qu'une fusion pourrait être en cours dans les deux réacteurs de la centrale nucléaire.
Une catastrophe semblable à celle de Tchernobyl n'est plus écartée par certains experts.
[…] (Sources : Rue 89)

En France, un conseiller personnel du président de la République a présenté cette nuit un plan de sauvegarde du sol français. Deux mille CRS et gendarmes seront déployés à nos frontières pour empêcher la moindre particule radioactive de s’infiltrer sur notre territoire. Leur outil le plus performant sera un filet spécial (ressemblant à un filet à papillons) à fines mailles dont la fabrication a été supervisée par AREVA.
« La leçon de Tchernobyl a été salutaire, affirme-t-on à l’Élysée, Plus aucune particule radioactive ne pénétrera désormais dans notre pays ». Le communiqué précise ensuite que la France, « grâce à sa technologie de pointe, est à l’abri d’un accident similaire. Les centrales nucléaires françaises sont sûres à 100% ».

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Publié le par Daniel PAGES
Publié dans : #livres à venir

Menorca_AZUL_1.jpg

Ch 21

         L’amour, si tu n’y prends garde, s’installe dans ton cœur. Une petite graine qui vole au vent. Un coin de terre accueillante. Juste la chaleur nécessaire pour le faire germer. Pousser. Un regard lui suffit. Quelques mots. Un sourire. Il est né. Il grandit. Et ton esprit l’adopte. La chimie de ton corps va lui donner des ailes.
        Elle est là devant toi avec ses yeux d’artiste qui promettent bonheur. Ses lèvres gourmandes te capturent. Tu ne résistes pas. Tu l’attires vers toi. Elle t’emporte. Rêves fous. Doux plaisir.

        Je la regarde dormir. Le globe rouge du soleil s’élève doucement en perdant de la couleur. Le doug-doug proche d’un bateau de pêcheur venu récupérer son filet, m’a réveillé un peu plus tôt. Je me suis assis et je l’ai observé. Il m’a aperçu et a levé la main. Un sourire. Je l’ai salué à mon tour. Il a gaffé la boule jaune de son engin de pêche et relevé des dizaines de brasses de mailles translucides. À la force de ses bras. Mètre par mètre. En décrochant quelques poissons brillants qu’il a jetés nonchalamment dans une caisse, au creux de la barque. Ou à l’eau.
        Hier soir, après le restaurant, nous sommes revenus dormir sur la petite plage. Tout au bout. Juste les duvets. Pas d’écriture ce soir. La mer et le bonheur d’être l’un à l’autre. Pour un instant.
         Le bain de minuit dans une eau merveilleusement tiède, un peu avant l’heure. Dans une mer d’huile. Le sable qui colle partout. Les serviettes qui n’épongent plus vraiment à la troisième fois qu’on sort de l’eau.
         Un vent léger s’est fait sentir. L’abri des duvets sur le sol encore chaud. Nous avons longuement bavardé en cherchant les planètes. Compté les satellites. Crié à chaque traînée fulgurante d’étoile filante. Fait des vœux.
Tellement de vœux, que la vie devrait être belle. Je ne connais pas les siens. Il y en a peut-être qui me concernent. Certainement. Enfin, j’espère… Moi, je n’en ai qu’un. Répété dix fois.

          Je la regarde dormir. Elle a un demi-sourire d’enfant heureux. Son épaule tressaute. Elle rêve. Une plaque de sable sombre sur sa joue. Comme une ombre sur un dessin. Des grains se détachent parfois au mouvement régulier de sa respiration.
         Combien de fois encore vais-je pouvoir la contempler ainsi ? Une partie de moi me répète de vivre intensément ce moment. Peut-être le dernier. Une autre, croit en l’avenir. Croit que les vœux de cette nuit vont se réaliser.
          Elle ne m’a jamais dit je t’aime. Mots magiques. Je me retiens chaque fois de les lui crier quand elle joue dans l’eau et qu’elle m’y entraîne. Quand je sens son corps vibrer et se tendre contre moi. Hier soir, cette nuit, j’ai verrouillé ma gorge pour qu’ils ne sortent pas. Trois mots qui font tant de bien. Ou de mal. Je ne veux pas lui faire peur.
         Quand elle sera prête, elle les prononcera. Alors, je lui raconterai que j’emprisonne ces mots depuis longtemps. Le premier jour. Le premier sourire, peut-être.

Photo Côte sud de Menorca Juillet 2009

          Ce texte est le chapitre 21 d'un roman à venir. Je l'ai proposé au concours que Déborah Galopin, jeune écrivaine, a lancé pour la St Valentin et dont le thème était, bien entendu, l'amour !


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Publié le par Daniel PAGES
Publié dans : #livres à venir

plage-coco-321_pirates72.jpg

 

  

      Mon héroïne rampe pour aller se poser derrière la case où sont enfermés les amis qu’elle compte délivrer. Elle frappe à la paroi de bois brut et appelle le plus discrètement possible à travers les planches disjointes. L'alizé balance doucement la tête des cocotiers. Au loin, on entend le fracas des vagues sur la barrière de corail. Tension maximale, les pirates ne sont pas loin…

      Ça avance bien ce matin. Plus d'une semaine que je ne m'étais pas mis à écrire. Je tiens la suite jusqu’à la fin du chapitre… Génial !

      Et là… patatras ! « Daniel, tu viens préparer la semoule ? » Et merde ! Midi moins dix et c’est moi qui m’occupe du couscous… Heureusement que ma mère est un peu sourde. Elle n’a pas entendu sur quel ton je lui ai répondu « oui ! » avant de continuer à écrire frénétiquement !

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Publié le par Daniel PAGES
Publié dans : #vive la vie !

Bretagne chaines

   

 

     L'océan ronge les chaînes...

    Peut-être est-ce pour cela qu’il nous fait rêver de totale liberté. De chemins à découvrir sur les vagues. D’ailleurs qui montent dans le lointain. D’îles qui n’ont plus rien de commun avec notre terre où nos pieds englués et nos pensées s’enlisent lentement. De couleurs plus vives, de sourires plus éclatants...

 

Pors Carn, avril 2010


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Publié le par Daniel PAGES
Publié dans : #vive la vie !

lac du Salagou (Hérault)

 

    Le printemps est là. On le sent dans la brûlure du soleil. On le voit dans la couleur plus tendre des arbres qui se réveillent après trop longtemps de froid. On l'entend dans le chant joyeux des oiseaux.

    Tout à coup, c'est bon de parcourir les chemins. De profiter des bleu et des vert. De respirer le vent plus tiède. De s'asseoir tout en haut d'une barre rocheuse pour manger son pain et son fromage, les yeux perdus dans l'infini.

 

Lac du salagou (Hérault) Dimanche 6 février à midi.


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Publié le par Daniel PAGES
Publié dans : #livres à venir

 à paraitre ile-secrete

 

    […] Un claquement. Il sursauta et ouvrit les yeux. La lumière de la lune allait et venait dan s la cuisine. Il avait dû mal accrocher le volet et le vent le faisait battre. Il but un verre d’eau en passant devant l’évier, pu is ouvrit la fenêtre en grand et se pencha à l’extérieur pour saisir le contrevent tapageur.

    Il se figea. La mélodie était de ret our. Non. Pas la même. Une qui lui ressemblait beaucoup. Elle arrivait comme un filet de fumée porté par le vent. Légère et ondulante. Vibrante comme une voix. Oui, une voix. Une belle voix celte qui vous pénétrait le cœur. Une fille. Il écouta sans oser bouger jusqu’à ce que le chant s’éteigne. Il attendit encore, mais le concert était terminé. La lune plongeait dans l’océan. Le jour commençait à éclaircir le ciel, vers le continent.

    Il se rendit compte alors qu’il était frigorifié. Il courut se glisser sous sa couette où il retrouva un peu de chaleur et s’endormit comme un enfant. […]

 

   Extrait : « Le dernier gardien », une des trois histoires à lire dans L’île secrète, à paraître début mars. Illustrations © Jessica Albert


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Publié le par Daniel PAGES
Publié dans : #vive la vie !

 

 

Tunisie libre

   J'ai souvenir d'une balade guidée dans les vieux quartiers de Bizerte et de l'atmosphère équatoriale du hammam pourtant vide dans lequel notre guide d'occasion nous a fait pénétrer...
   Des bleus et blanc de Sidi Bou Said, où le jasmin court au long des grilles et où la voix prenante d'un vieil homme répandait la beauté de son chant lancinant autour de l'école coranique...
   Des centaines de mobylettes alignées dans un savant désordre sur le port de Kelibia, pendant que les marins étaient en pêche...
   J'ai souvenir d'une main qui m'a pris par l'épaule dans une rue pentue de la vieille ville de Sousse, un jour d'orage violent ou le pavé s'était transformé en torrent et m'a mis à l'abri dans une maison tout sourire...
   De la délicatesse des roses des sables offertes contre quelques pièces par des enfants devant la merveilleuse mosquée de Kairouan...
   J'ai souvenir du sourire permanent de la Tunisie qui pourtant souffrait déjà le martyre...

   Bon voyage vers la liberté !

 


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Publié le par Daniel PAGES
Publié dans : #vive la vie !

ganoubre neige

 

 

  Cette nuit, Le Vent s’est levé sur la montagne. C’est comme ça qu’on le nomme, ici, Le Vent.
    Il apporte la douceur amassée en survolant la Méditerranée. En bas, on l’appelle Le Marin, il abreuve les vignes du Pays Bas. Il déchaîne l’orage et les gouttes tièdes qui font pousser les cèpes dans les forêts du Haut-Languedoc. D’autres le disent Vent d’Autan, il rend les femmes folles et emporte la terre trop fine des labours de l’automne…
   Ce matin, il a commencé à ramollir la neige, à la transformer en gouttelettes qui dégringolent du haut du clocher de Tournadous. Dans deux jours, il l’aura toute dévorée et recrachée dans la rivière. Alors, il se rendormira en attendant qu’un coup de froid vienne surprendre à nouveau le pays et qu’on l’appelle à l’aide…

 

Photo Ganoubre, 27 décembre 2010

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Publié le par Daniel PAGES
Publié dans : #vive la vie !

folie

 

 

Regarde-toi dans un miroir et plonge jusqu'au fond de tes yeux... Là, tu pourras lire les mille folies qui t'habitent et te permettent de vivre heureux quand tout s'écroule autour de toi. Quand l'horreur et la mort te guettent. Quand les mains décharnées et sanglantes se tendent vers toi. Quand une puanteur sans nom se répand sur le monde et remplace le parfum des fleurs d'antan.

 

(Une pensée pour Céline, 27 décembre 2010)







Image empruntée sur le web : Frank

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Publié le par Daniel PAGES
Publié dans : #vive la vie !

 

  « Eh oui, mes bien chers frères… vous l’avez remarqué. Chaque voix qui s’élève sous le porche et dans la nef de cette cathédrale obtient un écho qui l’amplifie… Elle arrive plus forte aux oreilles du Seigneur ! »
   Le prêtre repose ses mains sur le pupitre et tend l’oreille en penchant la tête, comme pour vérifier si la dernière cascade de mots qui ricochent sous la voûte montent bien jusqu’au ciel.

ange
   « Ahah ! il y croit toujours, le curé ! dit Eléonor très fort dans mon cou.  Et pourtant, le vieux barbu, là-haut, a autre chose à faire qu’écouter nos prières. D’ailleurs, à la première volée de cloches, il s’est bouché les oreilles avec des boules de cire pour ne plus entendre les bruits d’en bas. Regarde ! Installé à la romaine sur son divan moelleux, il gobe les raisins d’or qu’une servante laisse pendre au-dessus de sa bouche… Comme le pompon à portée des enfants, sur les chevaux de bois. Et de l’autre main... regarde, regarde ! Il caresse la croupe offerte d’un ange à peine nubile ! Tu ne crois quand même pas qu’il a le temps de s’intéresser à nos misères, en haut de son nuage ! »


   « Tu blasphèmes, diablesse, tu blasphèmes ! »
    La voix de la vieille femme qui désigne mon amie à la vindicte des paroissiens jaillit tellement perçante que l’assemblée entière se retourne vers elle. Le clerc en robe blanche sursaute devant son lutrin. Bien évidemment, la voûte de la cathédrale ne manque pas de renvoyer, comme un reproche supplémentaire, l’écho de son dernier mot… « blasphème, blasphème, blasphème… » Pour sûr, Dieu ne va pas manquer de s’inquiéter !

Pardon pour cet ange volé sur le web ! Et Joyeux Noël !


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Publié le par Daniel PAGES
Publié dans : #vient de paraître

 

plaine de rosas vues du castell Sant Salvador

     Le castell de Sant Salvador domine le monde. Un œil sur la France  et l’autre sur l’Espagne. Les racines bien plantées en Pays Catalan. Quand la tramontane souffle, l’hiver, on y trouve quelques petits coins à l’abri où le soleil brûle toujours. Où le soleil vous ramène le souvenir de l’été en pleine face. La vieille pierre vibre sous les assauts du vent. Pourtant, elle résiste.

   Les siècles ont passé. Les hommes ont dégringolé les pentes abruptes pour se cacher dans la vallée. Pour se rapprocher de la mer. Ils ont abandonné les terrasses qu’ils avaient construites pierre à pierre. Goutte de sueur après goutte de sueur. Ils ont laissé les jardins et les vignes qu’ils avaient tant choyés, pour trouver de la terre plus douce. Il ne reste de-ci, de-là, que quelques oliviers sans âge que le vent et le feu ont épargné et qui plongent leurs racines au cœur de la montagne.

Voyage au pays de  Clara des tempêtes
La baie de Rosas du Castell de Sant Salvador, Novembre 2010 


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