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Histoires à lire et à conter

Histoires à lire et à conter

Tout le monde aime la mer. L'eau tiède et le sable chaud, les vagues qui t'éclaboussent et parfois te roulent avant de t'emporter. L'écume qui reste sur ta peau et laisse éclater ses bulles. Mais pour moi, la mer c'est aussi un pont. Un chemin vers les étoiles lointaines qui se reflètent dans l'eau comme des diamants. Une masse bleue, ou verte, ou grise, grouillante de vie et de rêves. Les rêves des terriens qui n'ont jamais osé aller dessus. Les rêves des marins qui ne sont pas encore allés assez loin !

Publié le par Daniel PAGES
Publié dans : #vive la vie !

Carcassonne, J'aurais aimé 

  En contrebas des tours et des créneaux qui veillent sur la ville, coule l’Aude.
  En ce jour gris d’automne, un goéland trempe ses pieds dans l’eau fraîche et sans vagues, troublée seulement par les pluies de la nuit. Le rire des canards m’attire vers la rive.

  Sur la pile d’un pont, une phrase. Une main anonyme.

  Un message au feutre épais sur le béton souillé de moisissures et de fiente de pigeon.

  Mille fois je l'ai lue, avant d'en pouvoir détacher mes yeux... 

« J'aurais aimé te protéger de la bêtise de tous ces gens,
te dire que cette vie est faite pour toi
et que tous tes rêves y trouveront place »

 

Carcassonne, 4 novembre 2011

 


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Publié le par Daniel PAGES
Publié dans : #vive la vie !

référendum grèce

 Dès qu'on donne au peuple qui a inventé la démocratie le droit de décider, les bourses s'écroulent...

 L'égoïsme Franco-Allemand organise l'Europe à sa guise en écrasant les pauvres et alimente la mondialisation des profits...
  Et Jean Pierre Pernot, à l'heure de la digestion, vous explique que c'est la faute aux Grecs...
  J'ai des envies de meurtre. Des envies de bombes éparpillant aux quatre points cardinaux les tripes des spéculateurs et de leurs amis.

  Des rêves de planète lointaine où l'on pourrait recommencer à zéro !

 

 

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Publié le par Daniel PAGES
Publié dans : #vive la vie !

 

 

danseurs-flamme-leucateBAFA2011.jpg

 

 



J’ai plongé dans leurs yeux
et j’ai trouvé une âme,
une torche allumée,
la chaleur d’une flamme.
Des rêves d’un bleu pur
et de mer transparente,
de planètes et d’ailleurs
où la peur est absente.

 

 

Photo stage BAFA, Port Leucate, 26 octobre 2011    

 

à Marielle, Amina, Lilya, Delphine, Jonathan, Solène, Pierre, Alice, Céline, Sylvain, Mathilde, Félix et Sarah,

qui portent dans leur coeur le monde de demain...

 



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Publié le par Daniel PAGES
Publié dans : #vient de paraître
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     Un an et demi qu'est né Clara des tempêtes. Toujours autant de succès. C'est un beau livre très apprécié, et les salons du printemps et de l'été l'ont confirmé. Mais je voulais aller plus loin. Trouver d'autres lecteurs. Au-delà des mers. Avec une technique moderne qui ne remplacera jamais le livre papier, mais devrait le compléter.
       Clara des Tempêtes est désormais dispo en livre électronique (PDF et EPUB).
    Commandez-le de préférence sur le site des éditions Syllabaire qui le distribue, plutôt que sur l'ibookstore d'Apple et le Kindlestore d'amazon... le pauvre auteur que je suis y gagne quelques sous de plus !! :D

 

 


Éditions Syllabaire Clara des tempêtes e-book

 

 

 


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Publié le par Daniel PAGES
Publié dans : #livres à venir

 

   San Salvador dormait. Dans le village, autour de la vieille baie, on n’entendait plus le grondement des rouleaux qui, ces jours derniers, s’écrasaient avec violence sur la côte au vent.

    L’homme ouvrit soudain les yeux et sortit de son rêve. Des cris aigus déchiraient la nuit. Des chats se battaient derrière la case, autour de la remise qui abritait la cuisine, sous un arbre à pain majestueux. Il sortit et saisit au passage une paire de galets. Les sales bestioles avaient déjà assez fait de dégâts la nuit précédente. Il allait les chasser pour de bon, avant de retourner dormir.
    La première pierre atterrit devant le nez du gris qui ne demanda pas son reste et fila en se glissant au travers du bosquet de bananiers. Quand il ajusta le second, la bête se retourna un instant dans la tache plus claire de la cour et le fixa de ses yeux jaunes. Rayures rousses sur un poil blanc, larbre-a-pain.jpg’homme hésita, comme frappé d’une idée soudaine. Carioco. Son bras retomba et le galet fit un bruit mat en atteignant la terre battue.
    Le félin dut sentir que le danger était passé. Il s’arrêta en plein milieu. Il s’assit et commença à faire sa toilette, se léchant avec application en ignorant l’humain.
    Carioco. Une image vint accompagner ce mot dans l’esprit de l’homme. Un chat blanc et roux. Il était pourtant certain de n’avoir jamais remarqué cet animal-là. Il avait l’air tout jeune. Il devait traîner en ville et faire partie des rejetons laissés par les matous que les marchands embarquaient parfois pour protéger les cargaisons des rats et souris pendant les longues traversées.

   Une étrange émotion l’envahit et serra sa gorge, dissipant sa colère. Il se dirigea vers le foyer et tira du fond de la marmite un reste de poisson cuisiné la veille qu’il déposa dans une écuelle et tendit au félin. Le chat fit un tour d’horizon, s’approcha d’un pas souple, mais s’arrêta hors de portée de sa main. L’homme, avec un sourire, déposa alors l’assiette, recula et s’accroupit.

   Carioco ! La voix d’une gamine résonna soudain, remontant du fond de la mémoire qu’il croyait avoir perdue à jamais. L’image du chat se fit plus précise. Blanc, rayé de roux. La petite fille qui lui parlait l’attrapait avec douceur, puis le serrait dans ses bras, mais son minois encadré de cheveux bruns restait flou.
    La même petite fille fuyante qu’il essayait de retenir dans ses cauchemars depuis quelque temps.

    Malgré tous ses efforts, il ne réussit pas à retrouver les traits du petit visage aperçu. Il secoua la tête et l’image disparut comme celle de son rêve dans les brumes du petit matin. Il se retrouva dans la nuit claire, face au matou qui engloutissait les dernières miettes de son repas sans le quitter des yeux.
    — Tu t’appelleras désormais Carioco, et si tu as faim, je t’offrirai quelques morceaux à ton goût lorsque tu viendras me voir…
    Il tendit la main vers lui, mais l’animal repu recula et s’enfuit dans la nuit.

 

Chapitre d'un roman à venir écrit cette semaine      
Tableau de Dona Bryhiel, L'arbre à pain        

 

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Publié le par Daniel PAGES
Publié dans : #vive la vie !

 

lichen-ouessantBLOG.jpg

À deux pas des flots bouillonnants, la vie terrestre s’accroche. Plantes et lichens se mélangent en harmonies de couleurs. Ils s’abreuvent d’eau salée les jours de tempête. Se douchent à l’eau du ciel, lorsque la brume est tellement épaisse qu’elle dégouline sur la roche grise et sème des perles sur l’herbe fine.

Un rayon de soleil et les fleurs apparaissent. Comme à chaque goutte d’eau dans le désert brûlé. Les lapins courent sans se soucier de leurs pattes sur les ajoncs ras. Le cri des goélands déchire l’air pendant qu’ils surveillent les dents de granit qui protègent l’île. Ouessant ronronne alors comme un vieux chat qui s’endort.

Photo côte ouest vendredi 19 août

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Publié le par Daniel PAGES
Publié dans : #vive la vie !

 

Ouessant la sauvage. Notre système solaire est bien loin. Retour impossible. La tour de contrôle nous a donné l'autorisation d'atterrir. Les eaux sont bleues aujourd'hui.Dents-du-Creac-h.jpg Le soleil brille sur un ciel dépourvu de nuages. Le créneau météo était bon. Les prévisionnistes ont bien fait leur travail. La navette a roulé sur le lande en roussissant quelques fougères.

Nous avons mis pied à terre et testé la qualité de l'air. Parfaite. Juste une hygrométrie un peu élevée. Nous allons pouvoir refaire notre vie ici. L'herbe est verte et des petits animaux ressemblant à des moutons de notre vieille terre paissent sans se soucier de nous. Des insectes butinent des champs entiers de bruyère roses de fleurs. Ce soir nous monterons la tente.

Demain nous nous mettrons au travail... Nous commencerons à construire. Construire un nouveau monde si loin du vieux monde. Notre nouveau monde...

 

Petit délire de 19 h après une journée de salon..     .

Photo 19 août 2011        

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Publié le par Daniel PAGES
Publié dans : #livres à venir
Un panier de cerises

... Iliana est arrivée à l’heure du goûter avec un panier de cerises et me l’a tendu. Nous sommes restés debout près de la table à l’ombre de l’auvent.

« Je préfère les manger dans l’arbre, perchée comme un oiseau. Mais là, j’ai eu envie de les partager avec toi. Je sais que tu adores ça. Il y en a tellement que je n’arriverai pas à les finir toute seule… »

Elle porte un petit haut vert fané qui fait ressortir son teint hâlé et éclaircit ses yeux. Je me retiens de prendre sa main. De la porter à mes lèvres et de l’attirer vers moi. Elle est tellement belle avec cette lumière perpétuelle qui éclaire son visage. Je ne sais pas pourquoi, depuis le premier regard qu’elle m’a jeté, du haut de son cerisier, elle me trouble autant. Pourquoi j’ai l’impression que mon cœur va s’arrêter de battre quand elle pose ses yeux sur moi. J’ai une peur folle qu’elle sente cette émotion qui m’étreint. Cette envie de lui ouvrir mon âme sans limites. ...

Avec un clin d'oeil à Lisa
(Photo volée sur le web)
 

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Publié le par Daniel PAGES
Publié dans : #vive la vie !

Mission civilisatrice des nations occidentales

    Je me demande bien pourquoi le défilé du 14 juillet et son déploiement de nationalisme m’ont rappelé ça…

   Peut-être devrions-nous réfléchir un instant à la mission « civilisatrice » des nations occidentales, au moment où elles sont visiblement en déroute en Afganistan, et ailleurs…

    Peut-être devrions-nous nous interroger sur ces millions de tonnes d’armes qui circulent sur la planète en la transformant en poudrière, au vu et au su de nos gouvernants. Nous savions bien que les marchands d’armes n’aimaient pas la paix.

    Et nous, de quel côté sommes-nous ?

 

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Publié le par Daniel PAGES
Publié dans : #vive la vie !

vague.jpg

 

 

 

J’ai rêvé d’océans,
furieux, battant la roche,
goélands voyageurs,
Amour au goût de miel,
de voyages au long cours
avec trois sous en poche,
un sourire de fille
et tous les bleus du ciel.

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Publié le par Daniel PAGES
Publié dans : #Bizarre - bizarre !

Un jour à Barcelone. Un jour entier à attendre. Une longue journée jusqu’au moment où j’ai pu emprunter la passerelle du navire blanc et me faire tout petit dans le coin le plus sombre d’un pont extérieur. Le visage tourné vers le large. Comme passionné par les reflets des étoiles, sur la mer qui s’effaçait déjà dans l’obscurité.

 

J’ai réussi à les semer hier soir, à la nuit. Deux chiens de garde accrochés à mes talons depuis mon départ de Marseille. Deux molosses encravatés comme des politiciens. Chevalières et gourmettes. Discrets comme des citrons dans un jeu de billes.

Ils se tenaient debout dans le couloir du corail malodorant que j’avais pris à la gare Saint Charles. À quelques mètres de mon compartiment. Ils avaient suivi lorsque j’avais changé de train à Narbonne. Ils ne m’avaient pas quitté d’une semelle quand j’étais descendu à Perpignan.

Le buffet de la gare était désert et ils n’avaient pas osé entrer. Je les avais vus du coin de l’œil s’impatienter sur le trottoir pendant que j’avalais la meilleure bière de ma vie en engouffrant un jambon beurre de belle taille. Ils n’avaient pas pensé à mal quand je m’étais dirigé d’un pas nonchalant vers les vieux quartiers fleurant bon le poisson frit et le poivron grillé.

Les gitans m’avaient dévisagé et regardé passer. Petit homme sans intérêt dans un jean et un blouson usés. Les yeux fatigués par le travail. Ou l’alcool. Rien à en tirer. L’un d’eux avait même craché sur les pavés derrière mes talons.

 

C’est quand la bousculade a commencé, au bas de la rue, que j’ai pris mes jambes à mon cou. Aucune chance pour eux avec toute la quincaillerie qu’ils affichaient. J’étais libre.

J’ai marché en retrouvant mon souffle. Enlevé le blouson gris que j’ai glissé dans mon sac à dos. Je suis sorti de la ville comme un touriste. Un pick-up m’a embarqué dans sa caisse et posé à l’entrée de Cerbère. Heureux hasard.

Juste à attendre l’aube et prendre le premier train pour le sud. La frontière est à deux pas.

 

Barcelone m'a accueilli dans un demi-jour qui semblait planer sur les faubourgs et hésiter à s'installer. Puis l'express s’est enfoncé dans le ventre de la ville des lumières. Je me suis mêlBarcelona, puertoé aux banlieusards pressés que vomissait le métro dans le labyrinthe de la gare souterraine. Aux visages encore tirés par la fatigue des matins gris du milieu de semaine.

En surface m’attendait une brume blême qui commençait à se déchirer tout en haut des tours de la Plaza de España pour laisser entrevoir quelques coins de bleu. Odeurs de charbon brûlé, de café et de churros tout chauds sortis de la friture.

Mes yeux ont glissé avec envie sur trois étudiantes qui riaient en dévorant une corbeille de croissants devant des tasses de chocolat fumant. Une table de bistrot posée à même le trottoir. Une pile de dossiers stockés sous l’une des chaises. J’aurais voulu prendre place avec elles. Me détendre enfin un instant. Je n’ai même pas réussi à leur sourire.

Un mouvement a attiré mon attention vers le carrefour, derrière moi, et mon cœur s’est emballé. Je me suis forcé à marcher sans changer d'allure pour tourner dans la première ruelle à angle droit. Personne ne m’a suivi. L’homme qui avait éveillé mes soupçons a continué sans jeter le moindre regard vers le passage sombre aux pavés luisants. Je suis revenu en arrière et lui ai emboîté le pas. Il a sorti un trousseau de clefs et a pénétré dans un immeuble cossu. Des plaques de médecins. J’ai soufflé.

 

Dans quelques minutes le ferry va se détacher du quai et s’éloigner des lumières de la ville. Les lamaneurs décrochent les aussières. Les hélices brassent l’eau du bassin et le navire hésite un instant. Je me force à respirer calmement. Impossible qu’ils aient retrouvé ma piste. Personne ne pouvait penser que Barcelone était ma destination. Que j’avais depuis plusieurs jours réservé un premier passage vers Palma. Puis un siège d’avion vers Frankfurt. Les deux molosses ne s’étaient pas montrés très malins. Je commence à me détendre. Le bateau blanc a accéléré dans la nuit. Le vent fait voler mes cheveux qui auraient bien besoin d’un shampoing. Demain matin à l’hôtel Réal, à Mallorca. Une douche. Un coiffeur peut-être. Je deviendrai un homme tout neuf. Barcelone s’enfuit au loin, lueur confuse éclairant par le dessous les nuages épars.

 

Ma main est machinalement descendue jusqu’à la poche de mon blouson. Un paquet de cigarettes froissé. La dernière que j’avais gardée pour fêter ce départ. La boîte d’allumettes qui l’accompagne est vide. Une en réserve dans mon sac à dos. Là, au fond de la petite poche latérale.

Mes doigts cherchent. Rencontrent un rectangle métallique. Un briquet doré. Je le reconnais. La femme brune jouait avec le même, au départ de Marseille, en face de moi dans le compartiment, hier matin. Belle brune aux yeux bleus. Elle m’avait fait rêver un instant. Mais je n’avais pas le cœur à fantasmer, avec les deux gorilles qui m’attendaient dans le couloir.

 

Adieu Barcelone. Je n’ai vu que son regard méprisant, son sourire et ses cheveux dans le vent. Le Beretta n’a pas fait plus de bruit qu’un bouchon qu’on ôte à une bonne bouteille. J’ai eu tout à coup du mal à respirer. Un grand calme m’a envahi. Je n’ai pas compris pourquoi elle a posé un genou devant moi, saisi mes chevilles et les a levées jusqu’à ce que je bascule à la rencontre des eaux sombres.

 

 

 

Une petite nouvelle écrite en vitesse pour le concours de juin de Booknode.com...    

Photo volée sur le web, pardon !    

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Publié le par Daniel PAGES
Publié dans : #livres à venir

Le jeunot qui était à quatre pattes au-dessus de la poubelle gloussa bizarrement, se releva, fixa son chef qui donnait des instructions dans le téléphone, puis se mit, avec une nouvelle fébrilité, à passer au peigne fin le dessous de tous les meubles de l’appartement. Au troisième gloussement, Mortier termina sa conversation téléphonique, rendit son Nokia à la journaliste et s’approcha de lui, intéressé.
Le scientifique s’étira et chuchota au plus près de son oreille.
— Comme on dit dans les séries à la télé, patron, j’ai trouvé quelque chose qui ne va pas vous plaire ! C’est bourré de micros, ici !
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Il montra du doigt quelque chose qui ressemblait à un vieux chewing-gum collé sous le bureau de Marie.
— Portée, deux ou trois cents mètres…
Le capitaine se rua vers le palier en jetant un je reviens ! à la cantonade. On l’entendit descendre l’escalier quatre à quatre, happer Glaenec au passage et ouvrir à la volée la porte de l’immeuble.
— On se fait toute la rue, le petit a trouvé des micros en haut.
— Tu crois qu’ils sont encore là à écouter ?
— On tente ! 
— Et si on tombe sur des collègues ? Ils avaient bien des cartes de police, ce matin…
— Là on est mal ! Mais dans ce cas, on aura peut-être droit à des explications.
L’Audi était gris foncé et possédait des vitres fumées. Elle démarra dès qu’ils furent en vue. On les avait vraisemblablement reconnus. Deux personnes à bord. Deux ombres. Impossible de discerner leurs traits.
— 2889 GRA 94, cria Mortier à sa collègue en se propulsant d’un bond au milieu de la chaussée après le passage de la voiture.
Il renonça à la poursuivre, elle tournait déjà au plus proche carrefour en faisant hurler ses pneus, avant qu’il ait couru dix mètres. La circulation était encore fluide à cette heure-là. Il avait instinctivement porté la main à son arme, mais la retira aussitôt. Aucune raison de l’utiliser. Rien à reprocher à une voiture sortant un peu vite de son stationnement. Rien en tout cas qui justifie qu’on lui tire dessus. Juste un excès de vitesse.
Loin déjà. Le temps d’arriver jusqu’à la Peugeot de service garé dans l’autre sens… Il tourna son regard vers Lucie qui dictait une description au téléphone.
— C’est l’immatriculation d’un véhicule incendié il y a des années. Je lance la recherche. Dangereux et armés… tu es d’accord ?
Il acquiesça d’un air découragé.

Découpé dans un roman à venir...

 

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Publié le par Daniel PAGES
Publié dans : #livres à venir

   

    Mais du côté du hameau aussi, une ombre sortait silencieusement des fourrés. Un grognement. Deux yeux jaunes et une mâchoire aux dents puissantes que les reflets des premières lueurs du ciel mettaient en évidence.

–– Des loups !

Loups, Auriane Laïly

 Noa fit passer son amie derrière lui, menaça le dernier venu de sa branche morte et entreprit de reculer.

Les animaux sauvages avancèrent alors. Lentement. En gardant la distance. Sept bêtes à l’air féroce qui leur coupaient tout accès du côté du village où ils espéraient se réfugier. Les deux jeunes reculèrent au même rythme en s’enfonçant dans le cœur de la forêt.

Un bruit de cavalcade dans le lointain. De branches cassées. Le hurlement des chiens. Noa tendit l’oreille et suspendit son pas un instant. Venait-on à leur secours ?

Le grand loup au pelage clair qui semblait mener la horde eut comme une hésitation. Mais il grogna une nouvelle fois, montra ses crocs et fit un bond en avant. Alyn tira violemment son ami par le bras.

–– Courons. On va bien trouver un arbre sur lequel nous pourrons grimper vite fait, puis appeler de l’aide…

Mais les loups trottaient sur leurs talons et ne leur laissaient aucun répit. La lumière du jour commençait à pénétrer dans le sous-bois. En tournant la tête un instant, le garçon les vit à trois mètres. Galopant souplement. Étrangement, ils ne semblaient pas se rapprocher.

–– C’est bizarre, cria-t-il à son amie, on dirait qu’ils ne cherchent pas à nous attaquer… ils nous poussent comme les chiens un troupeau de moutons.

–– Noa ! On arrive aux rochers. Ils vont pouvoir nous coincer là et nous dévorer !

 

Dessin : les gribouillis d'Auriane Laïly

 

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Publié le par Daniel PAGES
Publié dans : #livres à venir

Phare-Caballeria-web.jpg

Le phare est planté tout en haut de la falaise. On dirait une lampe tempête géante posée sur une courte tour. Le bâtiment sur lequel il se dresse a été repeint récemment. Parois blanches et volets verts. Les murs de clôture ont aussi leur chapeau clair. Chaque éclat sonne comme un flash. Et rebondit sur la peinture immaculée.

La mer est en contrebas. Des dizaines de mètres plus bas. Elle ronfle contre la roche plus qu’elle ne claque. La houle du nord. On ne la voit pas, mais on l’entend. On la ressent dans son corps. Une vibration dans la roche qu’elle attaque sans cesse. Une respiration. Un souffle salé que le vent apporte.

Phare de Caballeria, Menorca 2009        

 

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Publié le par Daniel PAGES
Publié dans : #vive la vie !

Révolution Madrid

   L´olor del jasmí va travesant el Mediterrani*.... dit-on en Catalogne où la contagion s'étend  maintenant à des villes moyennes... A Madrid on campe sur la Puerta del sol.

   En France quelques milliers de manifestant dans une dizaine de villes... les autres pays d'Europe commencent aussi à bouger !

 

*("Le parfum du jasmin est en train de  traverser la Méditerranée"!)

Photo Reuters


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