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Histoires à lire et à conter

Histoires à lire et à conter

Tout le monde aime la mer. L'eau tiède et le sable chaud, les vagues qui t'éclaboussent et parfois te roulent avant de t'emporter. L'écume qui reste sur ta peau et laisse éclater ses bulles. Mais pour moi, la mer c'est aussi un pont. Un chemin vers les étoiles lointaines qui se reflètent dans l'eau comme des diamants. Une masse bleue, ou verte, ou grise, grouillante de vie et de rêves. Les rêves des terriens qui n'ont jamais osé aller dessus. Les rêves des marins qui ne sont pas encore allés assez loin !

Publié le par Daniel PAGES
Publié dans : #vive la vie !
Lundi 13 novembre 2017. Le prof vient d’écrire la date en haut du tableau blanc pendant que chacun pose son blouson et sort de son sac le matériel nécessaire.
Premier cours de la semaine.
On commence par l’Histoire.
Le brouhaha se dissout dans l’air surchauffé sous le regard patient de l’enseignant. Les dernières conversations disparaissent.
— Pour commencer, ce matin, et avant de reprendre sur la Révolution américaine, je voulais vous poser deux questions.
Les yeux qui s’étaient déjà enfuis par les larges baies vitrées à la poursuite des dernières feuilles filant dans les rafales de vent, reviennent se fixer sur monsieur Chauvet et son sourire énigmatique.
 
Ça y est, il a piqué leur curiosité. Il adore procéder comme ça. Ça fonctionne à tous les coups. Le plus dur, c’est qu’il faut changer de technique souvent pour ne pas perdre la bonne moitié qui trouve très vite autre chose à penser.
Il fait le tour de la classe pour laisser planer le suspense puis démarre :
— L’un d’entre vous peut-il, en quelques mots, me parler de la Première Guerre mondiale ?
Un doigt se lève, puis deux, puis quelques uns plus timides. Le regard du prof fait le tour des autres. Les yeux se baissent. Quelques doigts récupèrent des stylos ou feuillettent des cahiers grand ouverts sur les tables.
— Vas-y, Julien ! C’est toi qui as levé le doigt en premier !
Le garçon est au deuxième rang sur la gauche. En se levant pour se tourner vers ses camarades, il vérifie d’un geste que sa mèche ne retombera pas sur ses yeux et jette un sourire complice à Tim, assis à deux pas de lui.
— Oui, M’sieur ! La guerre de 14
— Oui, vas-y !
— Ben… on peut dire que la guerre de 14… C’est la première guerre vraiment rentable de toute l’histoire !
Toutes les têtes se tournent d’un seul mouvement vers le prof qui se tient les bras croisés devant le tableau. Antoine Chauvet a du mal à avaler l’information. Il cherche désespérément à analyser cette nouvelle approche. La rentabilité des guerres… Comparer avec celles des siècles passés… Tous les yeux sont fixés sur lui. Il doit réagir avant que ça dégénère en chahut. Un débat en perspective ? Il secoue lentement la tête sans dire Bien… Bien ! comme il le fait souvent. Il fait un signe au garçon qui s’assied. Il réfléchit deux secondes. Il s’échappe.
 
— Et ma deuxième question… plus simple : Pour vous, que représente la journée du 11 novembre ?
Les élèves se regardent. Le 11 novembre. C'était il y a deux jours. Un jour férié qui tombe un samedi, cette année. Pas marrant. Un jour de vacances perdu. Des cérémonies à la télé.
Les doigts peinent à se dresser.
— Solenn !
La grande fille que monsieur Chauvet invite à s’exprimer est tout au fond. Elle a des cheveux blonds relevés et attachés derrière sa nuque. Une enfant sage. Une bonne lectrice. Une élève discrète qui ne pose pas de problème. Ses notes sont bonnes et elle participe normalement. Antoine Chauvet s’est demandé plus d’une fois si elle ne faisait pas autre chose pendant son cours. Elle écrit beaucoup dans un carnet. Mais comme elle suit normalement et écoute au moins d’une oreille, il n’a pas cherché plus loin. Il serait bien heureux d’en avoir vingt-six comme ça. Ça lui simplifierait la vie.
—  Donc, Solenn, que représente la date du 11 novembre pour toi ?
Tous les yeux l’interrogent. Elle s’est levée et s’appuie des deux mains sur sa table, réfléchit un instant et se lance :
— Le 11 novembre, c’est un anniversaire.
Elle regarde intensément le prof qui acquiesce d’un air encourageant et attend la suite.
— C‘est l’anniversaire du premier jour de vacances des marchands d’armes au début du siècle…
Un murmure sourd parcourt la classe et toutes les têtes se retournent vers le prof en attente de la réaction. Mais celui-ci ne se laisse pas démonter et lui sourit en pesant sa réponse.
— Tu as raison… Tu as raison, mais leurs vacances n’ont guère duré plus d’une semaine !

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Publié le par Daniel PAGES
 1
 
   Les goélands étaient posés, immobiles, dans le champ sur le côté de la maison de pierre grise et n’eurent pas un sursaut quand Lena tapa ses pieds avant d’entrer. Marie-Anne, sa grand-mère sortit dans le vestibule et regarda la mer par la porte restée ouverte.
   — Ils ont annoncé du vent, un bon coup de vent pour cette nuit. Rentre vite te mettre au chaud !
   La jeune fille lui sourit en déroulant son cache-nez et en ouvrant son manteau. Elle se pencha pour enlever ses chaussures puis la suivit dans la grande pièce où ronflait le feu dans la cheminée. La chaleur la saisit, brûlant ses joues, et elle se rendit compte qu’elle suait. Elle avait marché à vive allure à travers sable et rochers, tout au long des deux kilomètres qui séparaient le village de la vieille maison. Elle avait ainsi réussi à échapper aux premiers des nuages gris qui montaient du sud-ouest et portaient assurément la pluie et la tempête. [...]
 
En librairie et chez Yucca éditions

 

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Publié le par Daniel PAGES
Publié dans : #vient de paraître
   Dans la nuit, ce ne sont pas les cris aigus des oiseaux ni les hurlements de la tempête qui réveillent Lena. Du haut de sa tour qui s’agrippe à la maison plantée sur le granit, ses yeux fouillent en vain le noir.
   L’océan, certes, gémit, le ventre lourd de trop de peine. Mais au petit matin, dans l’anse où se mélangent algues et déchets, les cris se font plus pressants.
   « Vite ! » lui souffle un mystérieux vieil homme.
   La jeune fille va découvrir dans l’écume et les algues un secret qu’elle partagera avec son ami Erwan. Celui de l’exceptionnelle relation qui la lie à la mer et à ceux qui vivent dans les flots.

 

 

Illustrations couverture et dessin intérieur : Auriane Laïly

Broché, 12 x 19, Yucca Éditions, 120 pages
ISBN : 979-10-94140-37-6, 8 € 
 
Roman d’aventure jeunesse, à partir de 9 ans, CM et collège
Bretagne, 2017, océan, pêche, pollution, dauphins, amitié
Notes de bas de page, dossier en fin d’ouvrage. 
Dossier pédagogique téléchargeable gratuitement sur le site éditeur.

Chez votre libraire ou chez Yucca éditions  ici : Des Cris dans l'écume

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Publié le par Daniel PAGES

Quai Malbert, à Brest, la belle Recouvrance a laissé un grand vide.
Tant pis, je ne pourrai pas la saluer aujourd'hui, mais je suis heureux pour elle : elle profite du vent pour faire chanter son gréement, et des vagues pour danser sur l'océan !
En haut, devant le chantier du Guip, des vieilles coques attendent d'être restaurées. Elle rêvent de s'enfuir dans la brume, de retourner voir les îles...

 

Vieilles coques

Avec une pensée affectueuse pour Jo.
À bientôt à Saint-Malo !

 
Photo Daniel Pagés,  Brest, 17 août 2017

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Publié le par Daniel PAGES
Vagabondages

 

Il m’arrive souvent, le matin de bonne heure,
de vagabonder au milieu des possibles.
J’y découvre parfois un sentier
qui promet de belles aventures.
 
 

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Publié le par Daniel PAGES
 

  L'écriture d'un livre est un acte éminemment politique, au vrai sens du terme. À l'intérieur, on lit en filigrane la vision du monde que porte l'auteur.
   La liberté, l'ouverture d'esprit, l'égalité et la solidarité fraternelle sont au creux des miens, j'espère.

 Pas sûr que ces valeurs soient très "marketing". Le cours de l'égoïsme et de la haine est au plus haut, en ce moment.

   Tant pis, au moins, j'ose me regarder dans la glace, chaque matin.
 
 

 

Photo : Dessin dédicace sur Clara des Tempêtes
Auriane Laïly, Salon du livre 2012, Somain

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Publié le par Daniel PAGES
Publié dans : #vive la vie !

 

Quand l'espoir commence à pousser au printemps, 
il faut plus d'un litre de Roundup pour le tuer...

(© Daniel Pagés, 2017)

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Publié le par Daniel PAGES
Les mains arracheuses des ogres...

J’aimerais retrouver les petites fleurs du printemps
qui se cachent
pour échapper aux bombes,
aux poisons,
à la lame des bulldozers
et aux mains arracheuses des ogres.

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Publié le par Daniel PAGES
Port de la Selva, Catalunya.
Un petit port, un village blanc niché dans un creux de la côte du massif du Cap de Creus. Là où les Pyrénées enfoncent un poing dans la mer.
 
Du temps où j'emmenais des gens en croisière vers la Costa Brava et les Baléares, c'était l'étape obligée. L'escale du samedi soir au calme. Le dépaysement à trois heures de voile de Banyuls.
 
De ce côté là de la frontière, il y a toujours un marinero qui s’approche sur le quai quand ton voilier pointe son étrave vers le calme. Et de calme, on en a souvent besoin dans un coin de Méditerranée qui détient le record de France du nombre de coups de vent sur une année.
 
L’un des marineros qui attendait mon amarre me regardait souvent avec un peu de perplexité. Il me prenait manifestement pour un fou à naviguer avec une mer et un vent pareils.
— Tu devrais venir naviguer chez moi ! Au moins, là-bas, c’est toujours calme et les gens n’ont pas peur sur les bateaux, m’a-t-il confié un jour avec un air très sérieux, après avoir resserré mes aussières.
— C’est où, chez toi ? ai-je demandé, même si la manière dont il mangeait ses mots laissait présager qu’il venait de très loin, dans le sud.

 
Pendant ce temps, mes passagers sautaient sur le quai, retrouvant avec bonheur la terre ferme, et se précipitaient vers l’eau douce et chaude des douches.
 
— Sevilla.
— Sevilla, c’est pas vraiment la mer… je lui ai répondu avec mon sourire le plus désolé.
Il a posé sa main sur mon avant-bras et s’est mis à rire.
— El Guadalquivir, hombre ! Justement ! Il n’y a pas de vagues et il fait chaud ! Tes clients sont toujours contents !

 
Une éternité que je ne suis pas arrivé à Port de la Selva dans un coup de vent. Le marinero andalou a dû prendre sa retraite, chez lui, au chaud. Là où il n’y a pas les embruns levés par la tramontane qui te blanchissent de sel. Là où le soleil se couchant sur le grand fleuve te fait penser à tous ces navigateurs fous de leurs rêves qui sont partis à sa poursuite sur l’océan.
 
 (Spécial dédicace à mon amie Jessica, spécialiste de frites et de chocolat, à qui j’ai promis un post sur FessesDeBouc qui donnerait le sourire...)
 

Photo : Polynia (bandes rouges) et son skipper à Port de la Selva, 1999    

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Publié le par Daniel PAGES
 
...
    Novembre avait débuté dans la chaleur des tropiques. Comme tous les ans, pour lui [ Ilan, le mousse ]. Depuis si longtemps, qu’il ne se souvenait plus très bien des hivers de son pays.
    Deux jours plus tôt, Emma leur avait raconté la Toussaint sur les rives du Scorff. Les brumes froides et les premières gelées. Les flocons de neige qui se mêlaient souvent à la pluie. Les dernières châtaignes qu’il fallait ramasser sous les feuilles et qu’on faisait griller à la veillée. La visite qu’elle faisait au cimetière sur la tombe de la vieille dame dont la tendresse avait effacé les souvenirs si lointains de sa vraie famille à elle.
    Tout cela leur semblait irréel. Tao n’avait, lui aussi, que des images un peu fanées de l’hiver dans le pays breton. Et les derniers flocons de neige qu’il avait cueillis dans ses mains étaient tombés en mer au beau milieu du printemps, au large de Terre-Neuve.
...
Les Orphelins du Scorff - T1 - La Cale aux rats
Photo Daniel Pagés, 01-11-2016

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Publié le par Daniel PAGES
« En 1492, los nativos descubrieron que eran indios, descubrieron que vivían en América, descubrieron que estaban desnudos, descubrieron que existía el pecado, descubrieron que debían obediencia a un rey y a una reina de otro mundo y a un dios de otro cielo, y que ese dios había inventado la culpa y el vestido y había mandado que fuera quemado vivo a quien adorara el sol y a la luna y a la tierra y a la lluvia que la moja. » 
 Eduardo Galeano, Las venas abiertas de América Latina
 
« En 1492, les habitants des îles découvrirent qu'ils étaient Indiens, qu'ils vivaient en Amérique, qu'ils étaient nus, que le péché existait, qu'ils devaient obéissance à un roi et une reine d'un autre monde et à un Dieu d'un autre ciel. Et que cet autre Dieu avait inventé la "faute" et les vêtements, et avait ordonné que soit brûlé vif celui qui adorerait le Soleil et la Lune, la Terre et la Pluie qui la mouillait. »
(Traduction perso)
 

 

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Publié le par Daniel PAGES
     Je crois à la Terre-Mère qui nous porte, nous fait naître, nous abrite et nous nourrit.
  Nous, les êtres vivants de toutes sortes.
 
   Ceux qui sont tellement minuscules que l’œil le plus aiguisé ne les verra jamais. Les petits, les moyens, les gros et les énormes qui cachent le soleil. Ceux qui rayonnent de couleurs et ceux qui ressemblent à l’ombre.
    Ceux qui marchent sur leurs jambes ou leurs pattes. Ceux qui rampent ou se tortillent. Ceux qui glissent. Ceux qui sautent. Ceux qui nagent ou qui roulent. Ceux qui, sans se déplacer d’un pouce, se contentent de balancer leur tête ou leur corps souple dans le grand vent.
   Ceux qui boivent dans la terre grasse des nectars bien préparés. Ceux qui cultivent. Ceux qui cuisinent. Ceux qui chassent et déchirent avec leurs dents. Ceux qui apprivoisent le soleil pour leur donner l’énergie au creux de l’hiver.
    Ceux qui sourient. Ceux qui parlent ou qui sifflent. Ceux qui crient ou ceux qui racontent leurs histoires en sautant, en dansant, en dessinant des arabesques sur l’eau ou dans le sable. Ceux qui crachent de peur. Ceux qui se cachent le jour. Ceux qui montrent leurs dents, sortent leurs aiguilles ou projettent leur poison.
 
    Ceux qui, chacun à sa manière, tentent de survivre.
    Nous, les habitants de la Planète bleue.  
 

 

 

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Publié le par Daniel PAGES
Maskali rêve...
Maskali rêve.
Il tire chaque jour sur les aussières qui l’emprisonnent dans les bruits du port. Le jour et la nuit. Souvent la tramontane siffle dans sa mâture. Fuiiis ! Fuuuiiiss !
Mais les nœuds sont solides.
Les vagues elles-mêmes viennent parfois le chercher, le secouer et le réveillent en claquant sur sa coque. Caasse-toi ! Caasssseee-toi !
Rien à faire, il est bien pris.
La mer est là, tout près. Il sent son parfum. Il la respire.
Il l’entend. Elle l’appelle. Viieeeenss ! Vieeennss doonc ! Elle l’appelle chaque nuit.
 
Ce matin, assise sur le ponton, les pieds trempant dans l’eau, une petite fille lui a parlé. Elle lui a raconté l’histoire d’un voyage sur le grand océan. C’est toi qui nous emmènes, a-t-elle dit. Ensemble on va glisser sur les vagues. Jouer avec les baleines et les dauphins. On s’approchera doucement des îles pour se mettre à l’ombre des grandes palmes que les arbres penchent sur l’eau.
Quand ? a demandé Maskali avec un doute au fond des yeux.
Bientôt ! a répondu la blondinette en caressant son ventre au ras de l’eau.
Depuis que j’attends… a ronchonné le bateau gris.
Bientôt, promis ! Et maman sera là, Papa et les grandes sœurs aussi.
Maskali a fermé les yeux. C’est vrai que, depuis quelque temps, des mains habiles remplissent son ventre. C’est vrai que ça fait un moment que des yeux font le tour de tout ce qu’il porte. Des doigts experts rajoutent des jouets, de beaux vêtements et des rubans de couleur.
Bientôt… La petite a promis !
Pour Maëlle, Eléa, Mathilde, Séverine et Sébastien
qui partent ces jours-ci pour un an sur l'eau vers les îles du soleil.
Vous pouvez suivre leur voyage sur le site de
(Photo Maskali)

 

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Publié le par Daniel PAGES
Publié dans : #Colères
Des murs
Les murs du nouveau monde...
Des murs qui t’interdisent de t’envoler.
Des murs qui t'empêchent d'aimer.
Des murs sur lesquels on ne peut même plus écrire, dessiner.
Des murs qui ne cachent même plus l'autre côté. Des murs qui te donnent l'envie de passer comme si des architectes les avaient érigés pour jouir du manque qu’ils créent.
Des murs derrière lesquels on ne peut plus que hurler...
Hurler et rêver.
Des murs

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Publié le par Daniel PAGES
 
Au printemps de quoi rêvais-tu ?
Vieux monde clos comme une orange,
Faites que quelque chose change,
Et l'on croisait des inconnus
Riant aux anges
Au printemps de quoi rêvais-tu ?
 
 

 

Au printemps de quoi riais-tu ?
Jeune homme bleu de l'innocence,
Tout a couleur de l'espérance,
Que l'on se batte dans la rue
Ou qu'on y danse,
Au printemps de quoi riais-tu ?
 
Au printemps de quoi rêvais-tu ?
Poing levé des vieilles batailles,
Et qui sait pour quelles semailles,
Quand la grève épousant la rue
Bat la muraille,
Au printemps de quoi rêvais-tu ?
 
[…]
(Au printemps de quoi rêvais-tu ? Jean Ferrat)

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La Forge des mensonges

Les Orphelins du Scorff
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T2 – Le Cimetière de Creepy-Bay
T3 – L’Héritage du Capitan
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