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Histoires à lire et à conter

Histoires à lire et à conter

Tout le monde aime la mer. L'eau tiède et le sable chaud, les vagues qui t'éclaboussent et parfois te roulent avant de t'emporter. L'écume qui reste sur ta peau et laisse éclater ses bulles. Mais pour moi, la mer c'est aussi un pont. Un chemin vers les étoiles lointaines qui se reflètent dans l'eau comme des diamants. Une masse bleue, ou verte, ou grise, grouillante de vie et de rêves. Les rêves des terriens qui n'ont jamais osé aller dessus. Les rêves des marins qui ne sont pas encore allés assez loin !

Publié le par Daniel PAGES
Publié dans : #livres à venir

 

[...] Un autre incident plus récent avait fait tache dans les mémoires. Mêm e s’il avait été soigneusement caché par l’Administration, les deux marins accompagnant la relève n’avaient pas su tTransbordement Phareenir to ut à fa it leur langue.

Trois ans auparavant. Le père Joseph venait de passer sa dernière semaine sur lîle. Le canot allait l’embarquer en apportant son remplaçant. Le vieux gardien les attendait, droit comme un menhir, dans la grande salle, à côté de ses deux valises et d’un sac de marin qui datait de son service militaire dans la Royale. Le visage fermé. Il avait suivi les hommes jusqu’à l’embarcadère d’un pas hésitant.

Mais au moment de grimper dans la chaloupe, il avait jeté à terre son bagage et s’était enfui en courant droit vers la mer. Là, il avait pénétré dans l’eau glacée en marchant aussi vite qu’il l’avait pu et s’était mis à nager tant bien que mal vers le large. Il avait disparu derrière les rochers avant que les deux hommes abasourdis n’aient pu manœuvrer leur embarcation pour le repêcher. L’océan n’avait jamais rendu son corps.

C’est depuis cet épisode que dans la bouche des gardiens, quand on parlait de l’île noire, on entendait souvent l’île maudite. [...]

 

Le dernier gardien, (page 24-25). Extrait de L'île secrète, recueil de trois longues nouvelles, à paraître aux éditions L'Ametlièr début 2011.


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Publié le par Daniel PAGES
Publié dans : #vive la vie !
Rose petit fb








rose parfum
rose couleur
j’ai envie ce matin 
de t’offrir une rose
rose parfum
rose couleur
j’ai envie ce matin
de t’offrir cette fleur

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Publié le par Daniel PAGES
Publié dans : #vive la vie !

Texte Chamoiseau

 

 

 

 

 

 

Une indécence majeure...       

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Publié le par Daniel PAGES
Publié dans : #vive la vie !

Ouessant240809_0030web.jpg

 

  

   Ouessant la sauvage. Ouessant des brumes...

   Au creux de la nuit, le Creac'h lance son cri lugubre. Le grand phare hurle d'une voix qui convient à sa stature. Une voix basse et puissante. Distribuée par le vent sur l'île entière. On l'entend peut-être du continent. Peut-être jusqu'à l'Amérique lointaine.

   Au loin, la Jument lui répond. Elle a une petite voix, la belle, avec la distance. Isolée sur son caillou. Encerclée de courants pareils à mille fleuves tumultueux, elle s'époumonne.

   Leur discussion perce sans relâche la brume épaisse qui efface leur oeil rassurant, les nuits de cauchemar.

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Publié le par Daniel PAGES
Publié dans : #vive la vie !

Ganoubre cascade

 

 

 

Ombre profonde et noire
comme une caverne,
au creux du torrent.

De roche en roche,
musique des cascades.
Parfum
de mousses gorgées d’eau fraîche,
de fougères verdoyantes
finement ciselées,
de champignons en gestation.

Refuge
pour un temps
du chant des oiseaux,
fuyant
la fournaise
d’une après-midi d’été.

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Publié le par Daniel PAGES
Publié dans : #livres à venir

     Si vous grimpez tout en haut de la pointe, vous l’apercevrez au loin. Ceinturée de noir, quand la marée court vers le large. Au point que tout le monde a oublié son nom et l’appelle l’île noire.
      Émaillée de taches blanches. Les goélands y passent leur journée, cha
Ouessantque fois que le dur vent d’ouest les laisse tenir debout.
    La côte au noroît est découpée comme une mâchoire un peu dégarnie qui ne posséderait que des canines. Des millions d’années de vagues ont attaqué le granit. L’ont tordu. Déchiré. Affûté.
      Du continent, vous ne verrez pas la pente verte qui glisse vers quelques mètres carrés de grossier sable gris et de galets ronds que n’ont jamais osé couvrir les laminaires géant
es et le varech gluant.
    Les houles énormes des grandes tempêtes n’arrivent pas jusque-là, brisées par d’autres écueils, déchirées par d’autres mâchoires. Mais les vagues courtes se font cassantes dès que le vent se lève, la mer blanchit et les rocs chassent vers le ciel des gerbes d’eau écumeuse.
     Certaines nuits d’hiver, les embruns planent sur toute l’île. Seule reste alors au sec la tête illuminée du phare qui fait tourner son œil géant pour effrayer les navigateurs et les éloigner de ses eaux recelant mille écueils cachés. [...]

 

Premières lignes d'un livre à venir... à paraître à l'automne

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Publié le par Daniel PAGES
Publié dans : #Bizarre - bizarre !

la-table-de-madame72.jpg

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Publié le par Daniel PAGES
Publié dans : #vive la vie !

Il s’est incliné bien bas, le petit homme. Quarante cinq degrés ont dit les journaux. L’angle de son admiration. Il ne pouvait décemment se plier davantage. Les mauvaises langues auraient pu écrire qu’il s’intéressait au brillant des chaussures de son hôte ou qu’il cherchait les talonnettes. Voire pire.sarko-jintao.jpg

En face, lunettes dorées et sourire figé. Guère plus grand, pourtant. Une statue de marbre. Image de puissance. Presque un milliard et demi d’hommes et femmes. Une main de fer qui les serre à la gorge. Qui ne desserre jamais son étau. Une main douce et manucurée qui secoue longuement sa main tendue.

Fascination. Le petit président n’arrive pas à maîtriser ses soixante millions de compatriotes. L’autre, en face, en terrorise vingt cinq fois plus. Ici, dans ce bout du monde, un mot de trop mène son auteur dans une geôle sombre pour des années. Une balle dans la nuque au petit matin. Facture à la famille. Ici, on peut torturer dans les postes de police de campagne. Les problèmes de confort durant les garde-à-vue… quelle rigolade ! On massacre. On écrase un peuple entier, au Tibet…

Le petit homme rêve. Un jour, peut-être, en France, à force de manipulation… Les faire taire. Leur apprendre le respect. La discipline. À coups de fouet. Leur faire payer leurs caricatures. Leurs sarcasmes. Comme l’autre, en face qui cache sa puissance derrière l’or de ses lunettes et son maquillage discret. Un jour, sûrement…

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Publié le par Daniel PAGES
Publié dans : #vive la vie !

artimon-Belem.JPG

 

 

 

 

 

L’artimon du Belem
Nous montre les étoiles
Que tant d’hommes ont suivies
Vers les pays de l’or.

Ils rêvaient jour et nuit,
En déployant leurs voiles,
La faim au creux du ventre,
De fabuleux trésors.

 

 

 

Concarneau, 16 avril 2010

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Publié le par Daniel PAGES
Publié dans : #vive la vie !

Nelson

Vous connaissez tous l'amiral Nelson . Le héros britannique fut tué à la bataille de Trafalgar, au sud de  l'Espagne... Un tel marin ne pouvait pas être rendu à la mer après son trépas. Son état-major décida donc de rapatrier son corps à Londres pour lui offrir des funérailles nationales. Bien évidemment, à l'époque, l'on ne disposait pas à bord de chambre froide qui aurait pu servir à conserver la dépouille mortelle de l'Amiral. On utilisa les moyens du bord. Le charpentier fabriqua un cercueil bien étanche où on installa le cadavre. Et on le remplit à ras bord de rhum avant de le refermer.

Cette technique de conservation est des plus efficaces et on l'utilise encore dans certains laboratoires. Des plus efficaces, certes, mais on avait oublié un paramètre. La soif de l'équipage !

Une nuit, les hommes firent un trou à mi-hauteur dans le cercueil et recueillirent le précieux liquide qui s'écoulait pour le boire... Une nuit suivante, c'est dans le fond, qu'ils firent un trou... Si bien que quand le pauvre Nelson fut débarqué à Londres, une forte odeur de décomposition suivait le cortège. Il ne restait plus dans le cercueil, et depuis longtemps, une goutte de rhum !

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Publié le par Daniel PAGES
Publié dans : #vive la vie !

houle-pors-carn.JPG

 

Le vent a tourné. La grande houle du large continue à attaquer le granit de la côte. Sans relâche, elle mord. Ronge. Mais la vieille roche en a vu d'autres. Elle fait le gros dos et attend des jours meilleurs...

 

 

Pors Carn et La Torche, vendredi après midi

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Publié le par Daniel PAGES
Publié dans : #vient de paraître

Demain, toute la journée et sur toute la planète, on fête la sortie officielle de Clara des tempêtes, roman. Un verre de Banyuls virtuel pour tous ceux qui auront une pensée pour soutenir ce roman !Vin Banyuls



Il était un peu trop frais... Mais je n'allais pas le remettre dans la bouteille après la photo !
Ce qui est bien, avec le Banyuls virtuel, c'est qu'on peut en consommer sans modération !

Et pourquoi du Banyuls ? J'entends cette petite question résonner dans vos têtes : c'est un merveilleux vin doux naturel*, et c'est mon apéritif préféré... Et puis, dans le bouquin, mes héros adorent ça et on en boit de temps en temps... normal, au pays catalan !


* à consommer avec modération, si l'on en boit trop, l'on ne profite plus de sa richesse !

Commander Clara des tempêtes


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Publié le par Daniel PAGES
Publié dans : #vient de paraître
 Clara des Tempêtes livres Auriane


Après longtemps d'écriture, de corrections et de croquis, Auriane Laïly, illustratrice et Daniel Pagés, auteur, sont heureux de vous inviter à la parution officielle de Clara des tempêtes, ce samedi 20 mars. Vive le printemps !
Un verre de Banyuls virtuel sera, à cette occasion, offert à tous ceux qui auront une pensée de soutien pour le livre... Merci les amis !


J'ai piqué la photo qu'Auriane, mon illustratrice, a faite de ses livres avec le dessin original sur son carnet au milieu...
superbe, non ?


Le livre peut être désormais commandé sur mon site auteur (paiement sécurisé CB et chèque). Je dédicacerai chaque exemplaire si vous le souhaitez...

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Publié le par Daniel PAGES
Publié dans : #vient de paraître

Clara des Tempêtes
Trop rapide l'imprimeur ! Mon site auteur n'est pas encore prêt !

Alors pour command
er Clara des tempêtes, pour le moment, on fait simple : vous me dites que vous voulez commander par le formulaire me contacter (en cliquant sur l'oiseau !) et je vous enverrai l'adresse postale où adresser votre chèque.
Le prix est de 16€ par livre + 3€ de frais d'expédition quelque soit le nombre de livres commandés... alors, groupez vos commandes avec vos amis, pensez à vos cadeaux...

C'est un livre pour tous, à consommer sans modération de 10 à 110 ans ! Avant et après cet âge, vous pouvez aussi le lire à ces enfants-là !



Bonne nouvelle, Clara des tempêtes sera bientôt disponible sur la table de Maribrairie, librairie sympa, rue Jean Bart à Concarneau. Merci Mari !



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Publié le par Daniel PAGES
Publié dans : #vient de paraître
[...]
Ils prirent le chemin du phare puis abandonnèrent leur engin et descendirent prendre position sur les cailloux en contrebas, à l’abri du vent.

La tramontane avait un peu molli, comme d’habitude avec l’arrivée de la nuit. La baie s’assombrissait, à nouveau déserte et livrée aux cris des oiseaux. Les marins du dimanche avaient regagné, tôt le matin, leur place au calme dans les ports de la région.Clara des Tempêtes

Le garçon s’allongea à demi, le dos collé au rocher qu’il avait choisi. Laura l’accusa aussitôt de lui avoir volé son siège, mais après avoir cherché du regard un coin pour s’installer, elle écarta les jambes d’Alex, s’assit au milieu et se laissa aller contre sa poitrine.
–– Je retire ce que j’ai dit, tu n’es pas un sale égoïste, tu es le fauteuil le plus confortable du cap !
Les bras puissants du jeune homme se refermèrent sur elle. Elle abandonna sa tête sur son épaule et se décontracta.
Mais ce moment de tendresse ne dura pas. Sous leurs yeux stupéfaits, surgissant de nulle part, apparut la goélette blanche illuminée un instant par le premier éclat du phare.
–– Oh ! souffla Laura.
Elle s’appuya brusquement sur les genoux de son compagnon pour se relever.
–– Viens, on y va, je voudrais essayer de la toucher.
–– Tes doigts passeront sûrement à travers quand tu les poseras sur la coque, plaisanta le garçon avec un petit sourire. Mais il prenait de plus en plus au sérieux ces histoires de bateau fantôme.
Elle lui tendit la main et tira fort pour l’aider à se redresser.
–– La chaîne… Alexandre montra la proue de la goélette. Il n’a pas mouillé son ancre, mais reste immobile malgré le vent fort ! Tu trouves ça normal, toi ?
–– J’y vais, dit-elle en se débarrassant de ses vêtements. Tu m’accompagnes ?

Ils plongèrent d’une roche à ras de l’eau et s’approchèrent du voilier dont ils firent le tour. Le bordé paraissait en parfait état. Les bossoirs,  en place à l’extérieur, comme si l’on venait juste de mettre à l’eau un canot de service.
–– Aucun bruit à bord, seulement le chant de la tramontane dans les haubans ! fit remarquer la jeune fille.
–– Allez, on touche ?
Les deux amis nagèrent jusqu’à frôler la coque blanche puis hésitèrent un instant. Ils se regardèrent brièvement.
Curieusement, l’esprit scientifique du garçon ne l’empêchait pas de se montrer parfois superstitieux et irrationnel, et il avait du mal, ce soir à passer à l’acte.
Laura, elle, était attirée par le voilier comme par un aimant. Le mystère qui l’enveloppait occupait ses pensées depuis la première soirée où elle l’avait aperçu. Et elle était bien décidée à découvrir la clef de ce mystère.

Sa main se posa la première sur la coque blanche. La peinture était lisse et tiède. Elle la caressa. Une sensation agréable toute en douceur. Du bon vieux chêne ! pensa-t-elle, soulagée. Elle chercha les yeux d’Alexandre.
–– C’est du dur, du vrai bois, confirma-t-il, un peu rassuré, en tapant de ses doigts repliés comme on frappe à une porte.
–– Mais alors… si ce n’est pas qu’une ombre, une illusion, comment peut-il apparaître et s’en aller comme ça ?
Alex haussa les épaules.

Ils longèrent à nouveau la coque. Rien de particulier. Les palans pendaient sous les bossoirs débordés à tribord, attendant le retour d’une annexe.  Une échelle de corde à barreaux de bois sombre descendait dans l’eau, juste à côté. Une véritable invitation à embarquer.
[...]

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