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Histoires à lire et à conter

Histoires à lire et à conter

Tout le monde aime la mer. L'eau tiède et le sable chaud, les vagues qui t'éclaboussent et parfois te roulent avant de t'emporter. L'écume qui reste sur ta peau et laisse éclater ses bulles. Mais pour moi, la mer c'est aussi un pont. Un chemin vers les étoiles lointaines qui se reflètent dans l'eau comme des diamants. Une masse bleue, ou verte, ou grise, grouillante de vie et de rêves. Les rêves des terriens qui n'ont jamais osé aller dessus. Les rêves des marins qui ne sont pas encore allés assez loin !

Publié le par Daniel PAGES
Publié dans : #livres à venir

 

1

  Le joli cotre se balançait au rythme de la vague qui passait par intermittence la barrière de corail. Le soleil se couchait déjà derrière les collines, allongeant l’ombre des grands cocotiers jusque dans l’eau transparente.
  — Regarde, le charpentier a terminé son travail et s’installe pour la sieste !
  Noah se remit à plat ventre d’un coup de reins et se frotta les yeuîle cocotiersx. L’étendue lumineuse était éblouissante. Il laissa ses pupilles encore aveuglées s’habituer.
  — Il n’a pas l’air de s’inquiéter pour ses compères.

  Il glissa vers sa sœur dans l’ombre fraîche du raisinier  sans cesser de surveiller le navire.
  — On attend qu’il s’endorme et on y va, souffla le garçon.
  — Non, c’est moi qui irai toute seule. Tu ne t’approcheras que quand je te ferai signe. Il se méfiera moins, s’il m’aperçoit. Une fille, ça ne peut qu’être inoffensif…
  Noah se préparait à protester, mais les yeux verts d'Isana se fixèrent sur lui. Il y lut immédiatement sa détermination et n’insista pas.
  — Inoffensive ? S’il te connaissait…
  Il ricana et évita de peu le coup de coude qui visait ses côtes.

  Sur le pont, l’homme avait rangé ses outils et s’était allongé sur les voiles affalées à l’avant. Il avait tiré son chapeau sur ses yeux et grattait sa barbe grise. Il avait bien l’intention de profiter des derniers instants de calme.
  Un peu de repos avant que ses camarades ne rentrent de leur expédition.
  Dès qu’ils seraient à bord, pas question de traînasser. Le capitaine Tob était plus généreux avec ses coups de pied qu’avec les pièces d’or qu’il conservait dans sa bourse. Il faudrait relever l’ancre sans perdre une seconde et changer d’air au plus vite !

 

Premier chapitre d'un roman à paraître au printemps 2012  
Photo volée sur le web 

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