Overblog Suivre ce blog
Editer l'article Administration Créer mon blog
Histoires à lire et à conter

Histoires à lire et à conter

Tout le monde aime la mer. L'eau tiède et le sable chaud, les vagues qui t'éclaboussent et parfois te roulent avant de t'emporter. L'écume qui reste sur ta peau et laisse éclater ses bulles. Mais pour moi, la mer c'est aussi un pont. Un chemin vers les étoiles lointaines qui se reflètent dans l'eau comme des diamants. Une masse bleue, ou verte, ou grise, grouillante de vie et de rêves. Les rêves des terriens qui n'ont jamais osé aller dessus. Les rêves des marins qui ne sont pas encore allés assez loin !

Publié le par Daniel PAGES
Publié dans : #vive la vie !

Juin 2005. Une cala déserte au nord de l’île de Menorca.

 

Nous sommes en train de prendre un petit déjeuner froid, assis sur un caillou dominant la mer. Un mouvement en zigzag dans l’eau, en contrebas, à quelques mètres de la petite plage. Un poisson qui chasse ? Assez gros, alors. Et qui se déplace avec des à-coups. Nous descendons avec précaution. Ne pas donner l’alerte.

Rouge. La bête est rouge. Mais ce n’est pas un poisson. Un calamar de belle taille. Notre arrivée sur le sable n’a pas l’air de le déranger. Il continue sa poursuite. Mon vieil instinct me pousse dans l’eau. Je me positionne pour lui barrer le passage vers le large. Il panique un peu en découvrant la présence de cet animal étrange. Ses énormes yeux cherchent une issue. Il se dirige sur ma gauche. Pas de chance pour lui, c’est un cul-de-sac ! Coincé. Encerclé par des roches basses. Plus assez d’eau pour que sa propulsion soit efficace.

Je me jette sur lui, et saisis son corps des deux mains. Ne pas mettre mes doigts à portée de sa bouche, son bec est dangereux. Mais la bestiole n’est pas décidée à se rendre. Elle retourne ses tentacules vers mes bras. Le contact est rude et surprenant. Je lâche l’animal qui retombe dans la flaque qui l’a pris au piège.

Je souffle, j’y reviens. Le récupère solidement. Il agrippe mes poignets. Ses empreintes circulaires resteront gravées près d’une semaine. Je tiens bon. Il atterrit sur la plage.

Un morceau sur le grill. Pas terrible. Le reste est coupé en lanières, mis à mariner avec de l’ail, de la harissa et de l’huile d’olive. Juste quelques tomates rajoutées. Deux heures de cuisson à mijoter dans la seule casserole dont nous disposons. Sur un feu minuscule de racines de romarin.

La nuit est tombée depuis longtemps. Le calamar est cuit. Excellent ! Une bonne partie reste. Encore meilleur froid, le lendemain. Des tapas pour l’apéro du soir, devant un fabuleux coucher de soleil.

Commenter cet article

Daniel 09/05/2009 16:13

attention Noémie, ne laisse pas trop trainer ton adresse sinon tu vas recevoir des tas de bêtises dans ta boite !!

Noemie 30/04/2009 20:33

cc c moi je vais te donner mon adresse mail:noemie.ds@hotmail.fr;
je te la donne pour que tu m'envoie toutes les photos sur oleron
sltp
merci noemie bisous

philae 21/04/2009 02:05

je ne savais pas qu'il y des calamars rouges merci pour la découverte et bon appétit cordialement jo

Noémie 20/04/2009 23:22

cc c noemie que tu as vue pendant le séjour, est ce que c'est toi qui a pêché le calamar rouge?

merci

Daniel PAGES 26/04/2009 12:18


oui c'est moi, Noémie ! avec mes petites mains et exactement comme je le raconte ! mais maintenant je sais que je ne m'attaquerai pas à un calamar géant... déjà pour celui là qui faisait 60cm en
tout ça a été dur ! Bisous et bonnes vacances


Azalaïs 18/04/2009 22:17

j'en ai pêché avec mon père, pas facile effectivement!
bises

Hébergé par Overblog